Le générique était prometteur avec sa silhouette trimballant sa solitude quelque part entre Manhattan et Brooklyn sur un air de jazz mélancolique. Mais dès la scène de rencontre passée, la mise en scène s'enferme dans un huis-clos bavard en tête à tête dû en grande partie au fait que le scénario est adapté d'une pièce de théâtre. Sur deux heures, c'est bien long. Surtout pour évoquer des atermoiements amoureux sur l'air de "j'y vais, j'y vais pas, ah ben si, ah ben non, pourquoi pas?" Et bis repetita. Désolé, mais même avec les meilleurs acteurs du monde, Robert MITCHUM et Shirley MacLAINE qui dégagent tous deux un charisme dingue, même avec un réalisateur chevronné comme Robert WISE qui utilise avec brio la compartimentation des espaces jusqu'à un effet de (faux) split screen, même avec une belle photographie en noir et blanc, il m'a été difficile de me passionner pour ce bavardage qui tourne en rond entre un homme "qui n'aime pas assez" et une femme "qui aime trop". La différence d'âge et de milieu est évoquée, le contraste de tempérament est évident entre la remuante Shirley et l'impassible Mitchum mais l'absence quasi complète d'environnement social rend ces obstacles assez abstraits. Même la modernité du langage, débarrassé de la pudibonderie du code Hays n'arrive pas à faire décoller le film censé raconter une histoire d'amour mais qui apparaît étrangement éteint.
C'est un film "à la manière de". A la manière des comédies romantiques british avec ou sans Hugh GRANT mais sans son grain de folie, qu'il soit petit ("Coup de foudre a Notting Hill") (1999) ou énorme ("Tamara Drewe") (2009). A la manière de WONG Kar-Wai avec la séquence du restau chinois qui pastiche "In the Mood for Love" (2000) mais sans sa classe (contrairement au film de Xavier DOLAN, "Les Amours imaginaires" qui réussissait une superbe évocation) (2010). A la manière des romans de Jane Austen enfin avec son titre, son bal en costumes d'époque, son avatar de Darcy du genre le gars qu'on déteste d'emblée avant de découvrir sa réelle personnalité. Tout cela forme un ensemble hétéroclite et désuet qui semble plaqué artificiellement sur la jeunesse française d'aujourd'hui. Les quelques touches d'humour tombent à plat et aucun personnage ne parvient à réellement exister. Soit ils font tapisserie, soit ils sont enfermés dans un cliché. Seule Camille RUTHERFORD sort son épingle du jeu mais le film n'en est pas moins désespérément plat et cousu de fil blanc.
Un joli titre n'ayant strictement rien à voir avec le film. La traduction "la malédiction du peuple chat" passe mieux car elle peut faire allusion aux femmes dotées de pouvoirs surnaturels. Le maître d'oeuvre du film est le scénariste et producteur Val LEWTON qui après les flop commerciaux des deux premiers films de Orson WELLES reçut la mission de renflouer la RKO avec des films d'horreur à petits budget et de courte durée inspirés de ceux d'Universal. Mais Val LEWTON et son équipe qui comptait notamment le réalisateur Jacques TOURNEUR et Robert WISE qui était alors seulement monteur surent créer un univers fantastique original, féminin, poétique, onirique et gothique dans lequel régnait une atmosphère d'angoisse impalpable. "La malédiction des hommes-chats" doit ainsi son titre au fait d'être conçu comme une suite de "La Feline" (1942) avec les mêmes acteurs (dont Simone SIMON) et c'est le premier long-métrage de Robert WISE, ce dernier ayant remplacé au bout de 18 jours Gunther von FRITSCH qui ne parvenait pas à tenir les délais.
Néanmoins "La malédiction des hommes-chats" qui se place à hauteur d'enfant a son identité propre et a dû beaucoup inspirer Tim BURTON pour "Vincent" (1982), "Edward aux mains d'argent" (1990) ou encore "Sleepy Hollow - La legende du cavalier sans tete" (2000). Comment ne pas penser également à "La Nuit du chasseur" (1955) et à "Du silence et des ombres" (1962) avec son bestiaire enchanté (pour l'un) et son fantôme protecteur (pour l'autre). L'ombre de Charles Dickens plane également avec sa demeure quasi hantée par une vieille femme un peu inquiétante et sa fille adulte qu'elle refuse de reconnaître, lui préférant la petite Amy. On comprend qu'elle préfère se mettre en danger avec ces femmes étranges plutôt que de rester avec des parents qui ne pensent qu'à la faire rentrer dans le rang. Il faut dire que les enfants sont des éponges et qu'un secret de famille (directement issu du film de Jacques TOURNEUR) plane sur la maison. Un bien beau film.
J'ai plusieurs fois souligné deux qualités du cinéma de Robert WISE: sa gestion du temps réel et sa maîtrise du montage. On peut en souligner une troisième: des séquences d'introduction surprenantes et marquantes. Celle, célèbre du survol de Manhattan, telle une jungle urbaine en ouverture de "West Side Story" (1960). Ou encore les cadrages penchés de la boîte jazzy où débute l'action de "Je veux vivre !" (1958). "La Tour des ambitieux" recourt quant à elle à la caméra subjective. On suit un personnage dont on ne verra jamais le visage descendre d'une tour jusqu'à ce qu'il s'effondre en pleine rue, terrassé par une crise cardiaque, au milieu des passants. Une fin triviale pour celui dont on apprend qu'il n'était autre que le président d'une puissante société de meubles, la Tredway Corporation qui menait son staff à la baguette. Place à la guerre de succession entre sous-directeurs dont le film brosse chacune de leurs personnalités à la façon d'une comédie humaine dans une boîte de sardines, de Shaw préoccupé avant tout d'efficacité (c'est à dire de rentabilité) à Walling, l'ingénieur idéaliste entravé dans son désir de fournir des produits de qualité en passant par Caswell le spéculateur roublard et Julia, l'héritière éplorée sans parler des mous et des girouettes souvent manipulés dans l'ombre par leurs épouses ou leurs maîtresses. Grand film d'acteurs, "La Tour des ambitieux" fait particulièrement briller dans des registres différents William HOLDEN (dont je ne connaissais jusqu'ici que les rôles pour Billy WILDER) au discours final d'anthologie, Barbara STANWYCK (également vue chez Billy WILDER) et Louis CALHERN (tellement associé pour moi à "Quand la ville dort") (1949). Tiré d'un livre très documenté sur le fonctionnement interne d'une entreprise puisque son auteur avait officié durant un quart de siècle comme administrateur de société avant de devenir auteur, le film met en lumière le basculement de la mentalité de l'artisan (celle du personnage incarné par William HOLDEN) à celle du financier pour qui seul le chiffre d'affaire compte. Il suffit d'appliquer cette lecture à un domaine que tout le monde connaît, le cinéma hollywoodien pour saisir à quel point elle s'est avérée juste, hélas.
Contrairement à "Orgueil et Préjugés", "Raisons et Sentiments" ou "Emma", je n'ai pas lu "Mansfield Park" donc je ne peux comparer le film avec le roman d'origine. Mais il est important de rappeler le contexte dans lequel a été réalisé le film de Patricia ROZEMA: celui de "l'Austenmania" de la seconde moitié des années 1990. Pour s'en convaincre, il suffit de souligner que le film est co-produit par la BBC après le succès de sa mini-série "Orgueil et Prejuges" (1995) avec Colin FIRTH dans le rôle de Darcy et par la Miramax, la société de Harvey WEINSTEIN alors en pleine exploitation du filon "films littéraires en costume" et qui était derrière le catastrophique "Emma, l'entremetteuse" (1996) avec Gwyneth PALTROW.
Le résultat de ce mariage de la carpe et du lapin bien que pas désagréable est donc un peu bancal. On reconnaît certes l'univers de Jane Austen, sa peinture satirique de la gentry de province à travers les yeux d'une héroïne suffisamment déclassée pour porter un regard critique sur elle mais pas suffisamment pour ne pas y avoir ses entrées et ne pas y appliquer ses codes. Cependant, Fanny Price provient d'une famille vraiment misérable, on se croirait presque dans "The Quiet Girl" (2022) avec sa crasse, sa vermine et ses trop nombreux enfants. Le fossé social avec les Bertram chez qui elle est accueillie par charité apparaît énorme ce qui pose la question de sa place dans la famille qui dans sa majorité la méprise ouvertement. Or, si Fanny apparaît au début timide et effacée, elle prend par la suite une assurance et une importance qui n'est pas amenée de manière très habile ni très naturelle. J'ai lu que pour lui donner plus de caractère, la réalisatrice, Patricia ROZEMA lui avait prêté les traits de Jane Austen mais j'ai trouvé que cela ne fonctionnait pas très bien. Autre problème, toujours dans une volonté de modernisation, plusieurs aspects du roman relatifs à la sexualité déviante ou taboue sont traités avec une frontalité peu compatible avec les mentalités de ce temps et de ce milieu au point que par moments, on a l'impression que le film s'égare dans une autre dimension spatio-temporelle. Enfin, il y a tant de personnages qu'on a du mal à saisir qui ils sont, certains étant d'ailleurs réduits à faire de la figuration. Une fois de plus, à l'exception du film de Ang LEE, je trouve que les romans de Jane Austen se prêtent davantage au format de la mini-série qu'à celui du long-métrage de cinéma.
Film noir de haute tenue qui a été une source d'inspiration pour Jean-Pierre MELVILLE (tout comme "Je veux vivre !") (1958), "Le Coup de l'escalier" possède un titre original bien plus évocateur "Odds against tomorrow" que l'on pourrait traduire par "jouer son va-tout". De toutes manières, le code Hays imposait au genre un canevas qui ne laissait aucun doute quant à son issue. Mais dès les premières secondes sous le signe des vents mauvais soufflant entre les buildings, on devine l'élément qui va faire dérailler le "coup": le racisme. Le "cerveau" de l'entreprise, un ancien flic révoqué pour corruption nommé Burke (Ed BEGLEY) n'est pas très clairvoyant en attelant ensemble un ex-taulard vétéran de guerre et natif de l'Oklahoma rempli d'amertume (Robert RYAN) et un chanteur de jazz afro-américain criblé de dettes de jeu (Harry BELAFONTE). Car l'hostilité entre les deux hommes est aussi absurde qu'immédiate. Robert WISE montre comment les préjugés divisent et détruisent des hommes qui pourtant appartiennent au même camp, celui des laissés pour compte de l'Amérique et qui auraient donc tout intérêt à coopérer. Négligeant le casse en lui-même, Robert WISE préfère filmer le quotidien des deux hommes marqué par la malchance et la défaite. Et en maître du temps, leur interminable attente, faite de petits riens en réalité très signifiants comme la poupée abandonnée que regarde Johnny et qui lui rappelle sa petite fille. Cette manière de privilégier les temps morts à l'action a dû effectivement fasciner Jean-Pierre MELVILLE, auteur de polars stylisés et minimalistes.
Infiniment plus sympathique que le précédent film d'ouverture du festival de Cannes, "Partir un jour" (2024) est l'adaptation du court-métrage éponyme que Amelie BONNIN avait réalisé en 2021 et qui avait été césarisé en 2023. On peut souligner d'ailleurs que c'est la première fois que le festival s'ouvre sur un premier film. Un peu léger certes pour tenir la distance sur 1h40, le film est néanmoins une oeuvre prometteuse qui ne manque pas d'idées de mise en scène contrairement à ce que j'ai pu lire ailleurs. Je pense à la séquence de la patinoire qui fusionne passé et présent de manière habile ou les images nostalgiques en format vidéo montrant Cécile enfant sur la célèbre chanson de Claude NOUGARO. Ou encore la façon d'introduire les passages chantés qui était déjà l'un des points forts du court-métrage: des tubes populaires pour la plupart fonctionnant comme des madeleines de Proust pour le spectateur, idée qui était déjà génialement exploitée dans "On connait la chanson" (1997) mais en play-back et non en direct (avec une qualité d'interprétation inégale, façon karaoké). Surtout, dans le film de Alain RESNAIS il s'agissait de combattre la dépression alors que dans le film de Amelie BONNIN, il s'agit on l'aura compris de revenir dans le passé pour faire étape dans le nid familial, un resto routier, à l'image du camping-car immobile où la mère de Cécile (Dominique BLANC) vient se réfugier de temps à autre. C'est aussi la limite du film qui est dénué d'intrigue à proprement parler. Les personnages sont très attachants ce qui est un incontestable point fort de la réalisatrice car ils évoluent avec un naturel épatant. Bastien BOUILLON en particulier est craquant et on mesure à quel point il a été sous-exploité jusque là, sauf par Dominik MOLL.
Olivier ASSAYAS s'est emparé d'une commande du musée d'Orsay pour faire un film personnel qui traite de transmission, d'héritage, de mémoire familiale, d'objets porteurs d'une valeur matérielle et symbolique. Bien que dans ce registre je préfère "Jamais plus toujours" (1976) de Yannick BELLON, j'ai trouvé à ce film un certain charme. La première séquence autour du 75eme anniversaire d'Hélène (Edith SCOB) qui montre à son fils aîné Frédéric (Charles BERLING) les trésors accumulés dans sa maison est très juste. Une mère préoccupée par une fin qu'elle sent prochaine face à un fils cherchant à écourter la conversation, c'est ce que j'ai moi-même vécu bien que provenant d'un milieu social opposé à celui, très bobo de la famille décrite par Olivier ASSAYAS. Et quand la mort survient, ne restent que "des regrets, des regrets, des regrets" pour reprendre le refrain de la chanson de Alain SOUCHON. La dernière séquence montrant une fête organisée par les enfants de Frédéric et leurs amis dans la maison vidée de son contenu fonctionne en miroir avec le début, le temps qui passe, les générations qui se succèdent en se défaisant d'un héritage devenu encombrant, inutile et mortifère. Bien que l'on se demande si la nouvelle "vie" des objets dans un musée est plus souhaitable que celle qu'ils avaient en tant que meubles ou utilitaires. Le vase offert par Frédéric à Eloïse la domestique de sa mère qui en ignore la valeur et vit dans un HLM a plus de chance finalement puisque l'on sait qu'il sera fleuri tous les jours.
Néanmoins, en dehors de Frédéric et d'Hélène le film de Olivier ASSAYAS ne prend pas le temps de construire de vrais personnages. Le frère et la soeur, joués par Jeremie RENIER et Juliette BINOCHE sont caricaturaux, ils sont là pour incarner à l'opposée des racines de leur mère la mondialisation, l'une aux USA et l'autre à Shanghai et se réduisent à leur masque social: projets de carrière, de maison et de mariage. Leurs conjoints sont inexistants et c'est quand même du gâchis de voir Dominique REYMOND sous-exploitée à ce point et Valerie BONNETON réduite à prononcer des clichés (sans parler du fils de Clint EASTWOOD que l'on voit trois secondes). Les ados sont encore pires si possible. Un peu plus de chair humaine n'aurait pas fait de mal à côté des Majorelle, Corot, Odilon Redon et autres Félix Bracquemond.
Connaissant assez mal Robert De NIRO, j'ai trouvé le documentaire qui lui est consacré très instructif. Certes, il n'est pas exhaustif (comment pourrait-il embrasser en moins d'une heure plus de cinquante ans de carrière et quelle carrière!) mais tout en étant assez classique dans sa forme, il souligne des aspects intéressants de la personnalité de l'acteur. J'en citerai trois:
- L'implication totale dans le processus créatif des films. Non seulement Robert De NIRO est un perfectionniste capable d'aller très loin dans la préparation de ses rôles (l'exemple emblématique étant son entraînement à la boxe et sa prise de poids pour "Raging Bull" (1980) qui lui valut l'Oscar du meilleur acteur) mais l'instigateur de plusieurs des films réalisés par son alter ego réalisateur Martin SCORSESE: "Raging Bull" (1980) et "La Valse des pantins" (1982) notamment. La relation fraternelle avec ce dernier est particulièrement émouvante, notamment lorsque devenus vieux, ils se laissent photographier bras dessus bras dessous par les journalistes du festival de Cannes.
- L'incarnation de "la violence pulsionnelle de l'Amérique" pour reprendre l'expression du réalisateur du documentaire, Jean-Baptiste PERETIE. Dès le film qui le fit connaître, "Mean Streets" (1973), Robert De NIRO impose un jeu fébrile marqué par de terribles explosions de violence, qu'il en soit l'instigateur, la victime ou les deux. Plus encore que ses rôles de mafieux, ce sont ceux de vétérans de la guerre du Vietnam qui permettent de montrer toutes les facettes de cette violence qui s'abat tant sur les hommes que sur les femmes. Une rugosité compensée par un travail d'auto-dérision croissant au cours de sa carrière avec des rôles de plus en plus parodiques (dommage que son rôle de "super Mario subversif" dans "Brazil" (1985) ne soit pas évoqué).
- Les relations avec le show business. "l'arme du silence", le titre du documentaire ne fait pas seulement référence aux personnages joués par Robert De NIRO, murés en eux-mêmes, incapables de s'exprimer autrement que par des coups (c'est lui qui a inventé la célèbre réplique du miroir dans "Taxi Driver") (1976) mais à son rapport plus que distant avec les médias qu'il a fui, surtout dans sa jeunesse. Pourtant les quelques éléments biographiques distillés ici et là éclairent sa personnalité pudique voire taiseuse, que ce soit le rapport à son père, Robert de Niro senior, peintre obscur et homosexuel dans le placard ou l'évocation de l'un de ses fils, atteint de troubles du spectre autistique.
=Parfois les courts-métrages servent de ballon d'essai à de futurs longs-métrages. Cela pourrait faire l'objet d'une émission thématique. Et "Partir un jour" y figurerait puisque le premier long-métrage de fiction de Amelie BONNIN issue du documentaire vient de faire l'ouverture du festival de Cannes (une première) alors que Arte propose de découvrir la version courte, césarisée en 2023. J'ai tout de suite pensé à un "On connait la chanson" (1997) qui aurait été considérablement rajeuni, provincialisé et transposé dans un milieu populaire. L'alchimie entre Juliette ARMANET et Bastien BOUILLON fonctionne parfaitement. De façon assez paradoxale, alors que l'histoire repose sur le regret d'un amour de jeunesse qui ne s'est pas concrétisé, le film est plutôt joyeux grâce à l'énergie des interprètes. D'ailleurs on se dit presque que l'amour aurait gâché la tendre complicité entre ces deux amis d'enfance. Bastien BOUILLON en "adulescent" amateur de Pépito et de messages enflammés est particulièrement épatant. Et les chansons que tout le monde connaît sont très judicieusement choisies, rappelant qu'en matière d'expression des sentiments, il n'y a pas mieux que l'art lyrique. Car à l'inverse du film de Alain RESNAIS, les acteurs chantent eux-mêmes les tubes ce qui donne plus d'authenticité à leurs personnages. Hâte de voir le long-métrage!
"Etre critique, ce n'est pas donner son avis, c'est se construire comme sujet travers les films que l'on voit" (Emmanuel Burdeau)
"La cinéphilie est moins un rapport au cinéma qu'un rapport au monde à travers le cinéma" (Serge Daney)