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Romy et Magda Schneider: mère, fille, rivales? (Romy und Magda Schneider : Mutter, Tochter, Rivalinnen ?)

Publié le par Rosalie210

Andrea Oster (2025)

Romy et Magda Schneider: mère, fille, rivales? (Romy und Magda Schneider : Mutter, Tochter, Rivalinnen ?)

Documentaire tout à fait dispensable sur Romy SCHNEIDER et sa mère, Magda SCHNEIDER. On n'apprend rien de plus que ce que l'on sait déjà: Magda, vedette des années 30 délaisse sa fille élevée dans un internat. Puis lorsqu'elle atteint l'adolescence, elle la fait tourner dans des "viennoiseries" à ses côtés avec un tel succès qu'il éclipse le sien. Du moins jusqu'à ce que Romy en quête d'émancipation rencontre Alain DELON et parte avec lui pour la France. Dans ce nouveau pays, elle rompt symboliquement avec le style désuet de sa mère en se faisant relooker par Coco CHANEL et monte sur les planches sous la direction de Luchino VISCONTI, rencontré par l'intermédiaire de Alain DELON avant de tourner un premier film sous sa direction "Boccace 70" (1961). Le documentaire en revanche passe trop rapidement sur la traversée du désert qui a suivi jusqu'à "La Piscine" (1968) en se contentant d'évoquer les événements de sa vie privée (mariage, naissance etc.) Surtout, il minimise les accointances de Magda avec le nazisme comme elle l'a d'ailleurs fait elle-même toute sa vie, préférant charger le beau-père de Romy (un personnage sombre mais moins pour ses relations envers les nazis que pour ses abus envers Romy). Le film ne souligne pas assez combien la proximité géographique et la fréquentation du Berghof a favorisé la carrière de Magda (que Romy soupçonnait d'avoir eu une liaison avec Hitler), combien ses films servaient la propagande du régime (un échange de bons et loyaux services) alors que d'autres stars des années 30 choisissaient l'exil (comme Marlene DIETRICH). Par conséquent, le documentaire minimise aussi le fardeau écrasant que Romy a dû porter, évoquant trop brièvement ses rôles de victime du nazisme, son premier mariage avec un homme qui était non seulement juif mais aussi survivant de la Shoah et le choix du prénom de son fils (mais pas celui de sa fille tout aussi connoté, Sarah accolé à un Magdalena qui sonnait comme une sorte de purification du prénom maternel). Bref il aurait fallu considérablement plus approfondir cette relation complexe à l'arrière-plan tragique que ne le fait ce documentaire certes bien fourni en archives mais à la tonalité trop people.

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