Sage-Homme
Jennifer Devoldère (2023)
Grand plaisir de retrouver Melvin BOOMER qui avait interprété Didier MORVILLE dans la mini-série "Le monde de demain" (2021) dans un rôle inattendu. Celui d'un étudiant en médecine issu d'un milieu défavorisé (sur le plan social comme familial) qui après avoir raté pour la deuxième fois le concours d'entrée se rabat sur la maïeutique c'est à dire la profession de sage-femme qu'il n'assume pas, du moins au début. Si nombre de films montrent des femmes s'imposant dans des métiers d'hommes (comme Clarice, agente du FBI dans "Le Silence des agneaux" (1989) ou Maggie dans "Million Dollar Baby") (2004), l'inverse est moins fréquent. Il y a bien sûr la référence, "Billy Elliot" (2000) mais "Sage-Homme" ne démérite pas. Certes, l'intrigue ne brille pas par son originalité (le bleu qui doit apprendre les ficelles du métier sous la houlette d'un mentor), néanmoins l'inversion des codes genrés est traité de façon plutôt fine et surtout on entre avec Léopold dans le quotidien d'une maternité, un milieu que l'on ne voit pas si souvent au cinéma. J'ai retrouvé des situations qui étaient abordées dans la série "Maternités" comme le deuil périnatal, les fausses couches ou l'hémorragie du post-partum. De même l'accouchement est montré frontalement, de même que le placenta (c'est la première fois que j'en vois un au cinéma!) Le duo Melvin BOOMER-Karin VIARD fonctionne très bien, le premier incarnant une masculinité qui finit au contact de ce milieu par laisser parler sa sensibilité alors que la deuxième est une "dure à cuire".
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