J'étais curieuse de découvrir l'adaptation officieuse de "Lettre d'une inconnue", la nouvelle de Stefan Zweig par John M. STAHL, quinze ans avant celle, beaucoup plus célèbre -et assumée celle-là- de Max OPHULS. A condition d'oublier les dernières minutes, une concession au "happy end" de mise dans le cinéma hollywoodien, le film de John M. STAHL est une réussite. Astucieusement transposée dans le contexte alors récent de l'histoire mouvementée des USA de la première guerre mondiale au krach boursier de 1929, l'intrigue n'en reste pas moins fidèle à l'esprit de l'oeuvre originale (si l'on excepte encore une fois le dénouement). Elle offre un écrin à l'interprétation absolument remarquable de Margaret SULLAVAN dont c'était le premier grand rôle. Contrairement à tant de films (y compris récents) où l'on ne ressent pas le passage du temps, elle fait subtilement évoluer son personnage progressivement gagné par la mélancolie au fil de la perte de ses illusions. Néanmoins sa lettre n'est "pas seulement" le terrible récit d'une amante de l'ombre se consumant d'amour pour un homme qui l'ignore. C'est aussi une femme moderne qui décide de prendre son destin en main en allant vivre avec son fils chez une tante aux moeurs progressistes dans le contexte de l'émancipation féminine des roaring twenties. Et puis comme souvent chez John M. STAHL, quelques touches d'humour bien placées viennent alléger ce que l'intrigue a de mélodramatique.
Construit sur le même principe que celui de "Le piano irrésistible" (1907) à l'époque où Alice GUY travaillait pour Leon GAUMONT, celui de la contagion et de l'accumulation à la façon de la scène de la cabine de "Une nuit a l'opera" (1935), "Starting something" qui date de la période américaine de Alice GUY lorsqu'elle était à la tête de la Solax est hilarant. Le début est un peu tronqué. On voit une suffragette habillée en homme (la rétrospective de la Cinémathèque consacrée actuellement aux "nasty women" c'est à dire aux pestes de l'époque du muet montre que le travestissement et le renversement des rôles genrés était monnaie courante à cette époque dans le cinéma burlesque) se quereller avec son mari (aux faux airs de Raphael QUENARD) qui se met à boire. Afin de le guérir de son alcoolisme, sa femme et sa tante pratiquent l'hypnose en lui suggérant que ce qu'il a bu est du poison et qu'il doit danser sous peine de mourir sur le champ. Sauf que peu à peu tous les membres de la maisonnée, puis de l'entourage et du voisinage (policier, docteur) vont se servir l'un après l'autre dans la carafe avec une délectation coupable (on pense aux pulsions primaires de "Madame a des envies") (1906) puis se laisser persuader que ce qu'ils ont bu est un dangereux poison, formant une farandole endiablée de plus en plus longue et de plus en plus folle.
Je n'ai pas lu le roman qui a l'air passionnant mais la restitution qu'en donne le film m'a paru superficielle. Jamais on n'entre vraiment dans la vie des personnes que le film suit et dont il ne nous montre que des bribes. Qui plus est, cela manque de progression dramatique. A quoi bon scander le film avec des dates pour nous montrer des jeunes qui n'évoluent pas ou si peu? Certes ils sont condamnés à tourner en rond dans le marasme ambiant mais un contexte socio-culturel de crise ne peut se réduire à quelques plans sur une friche industrielle, une moto brûlée, un père alcoolique, des bagarres et des trafics. L'impression que le film m'a donné c'est qu'avec ses acteurs parisiens, cela semblait plaqué sur la France périphérique à la différence d'un "Vingt dieux" (2024). Avec un discours simpliste en trois temps:
1. Avant, quand il y avait du travail, les ouvriers étaient tous dans le même bateau. Néanmoins celle d'Anthony vit dans un pavillon, celle de Hacine dans un HLM et ce n'est certainement pas le fruit du hasard.
2. Dans les années 90, époque où se déroule le film, le chômage et la précarité entraînent une atmosphère de guérilla urbaine entretenue par les clivages sociaux et ethnico-religieux symbolisés par les affrontements entre Anthony et Hacine.
3. La coupe du monde 1998 réconcilie tout le monde autour de l'équipe "blanck-blanc-beur".
Mais si ce contexte est si peu creusé, c'est parce qu'il reste à l'arrière-plan tout comme l'est Hacine (Sayyid EL ALAMI) alors que le film préfère se focaliser sur les émois amoureux de Anthony (Paul KIRCHER) pour une fille réduite comme sa copine à n'être qu'une silhouette. Seul Gilles LELLOUCHE apporte un peu de relief au film lors de quelques séquences dramatiques dans le rôle du père déclassé puis anéanti mais c'est insuffisant.
Un film avec un vrai potentiel donc mais gâché par un traitement convenu, le sempiternel récit d'apprentissage d'un adolescent au parcours balisé le reste n'étant que du saupoudrage, pour ne pas dire de la poudre aux yeux.
Toujours partante pour découvrir des cinéastes japonais dont la filmographie est inédite en France, je suis allée voir "Jardin d'été" de Shinji SOMAI sorti en 1994. Un réalisateur chaudement recommandé comme le précise l'affiche par Hirokazu KORE-EDA qui le considère comme un mentor pour sa propre filmographie. Et de fait, il existe une filiation assez évidente avec un film comme "L'innocence" (2022) et son refuge hors du temps pour des enfants quelque peu ostracisés par une société très normée.
"Jardin d'été" est un film à hauteur d'enfant, un film sur une enfance en jachère qui rappelle quelque peu "la base secrète" de la bande de "20th Century Boys chapitre 1" (2008) ou l'enfance qui joue à se faire peur en épiant un marginal "Du silence et des ombres" (1962) ou encore l'enfance confrontée à la mort en tant que rite de passage vers l'adolescence dans "Stand By Me" (1986) de Rob REINER. Il y a tout ça dans "Jardin d'été" et même aussi une allusion directe à "Mon voisin Totoro" (1988) lorsque l'un des enfants chante la chanson du générique de début en semant des graines de cosmos. Le fantastique affleure naturellement lors d'une scène de fantôme à l'hôpital ou lors d'un bouquet final sublime à la japonaise avec ces symboles de l'impermanence que sont les papillons et les lucioles (des équivalents des pétales de fleur de cerisier).
Néanmoins, la maison délabrée qui fascine les trois garçons n'a pas la même signification que dans "L'innocence" (2022) ou dans "Du silence et des ombres" (1962). En la nettoyant, la retapant, la défrichant, les enfants vont aussi entrer en contact avec son occupant, un vieillard solitaire vivant en quasi-reclus et qui symbolise la mémoire traumatique enfouie du Japon. Lorsque cette mémoire, celle d'un vétéran ayant commis des crimes de guerre est exhumée, on bascule dans un tout autre film qui fait penser à "Onoda, 10 000 nuits dans la jungle" (2021). Il faut en effet encore vingt ans de plus à cet homme perdu dans un puits sans fond au milieu de la jungle de son jardin pour retrouver, par l'intermédiaire des trois jeunes son identité et ses proches. Alors seulement il peut "rentrer" c'est à dire mourir en paix tandis que les garçons eux traversent le deuil en franchissent le seuil d'une nouvelle étape de leur vie.
Revu avec beaucoup de plaisir "Erin Brockovich, seule contre tous", l'un des meilleurs rôles de Julia ROBERTS qui se confond avec son personnage. Rien de révolutionnaire dans l'intrigue, il s'agit d'une success story dans laquelle une Cendrillon se transforme en super-woman justicière. Mais les qualités de conteur de Steven SODERBERGH, l'abattage de l'actrice tout comme son duo irrésistible avec Albert FINNEY font que l'on ne s'ennuie pas une minute. Et puis, mine de rien, le film égratigne les conventions. Cette héroïne forte en gueule et au look de cagole, sans diplôme et mère célibataire de surcroît mais possédant une ténacité et un savoir-faire de terrain qui manque cruellement au cabinet d'avocats très bureaucratique qui l'emploie prend une éclatante revanche sociale. Sans parler du renversement des rôles genrés avec son nouveau compagnon, un biker (Aaron ECKHART) tout aussi sexualisé que Erin qui se retrouve pourtant avec la garde de trois enfants à domicile pendant que leur mère joue les redresseuses de torts et qui s'interroge sur sa place et son identité! Enfin, le film s'avère également précurseur en pointant du doigt les ravages de l'industrie sur l'environnement et la santé humaine ainsi que leurs méthodes de voyou pour dissimuler les faits et se défausser de leurs responsabilités. Ainsi le film est à l'image du réalisateur qui a commencé sa carrière dans le cinéma indépendant. Tout en travaillant au coeur du système de "l'usine à rêves", il en dérègle certains de ses rouages un peu à la manière d'un Sean BAKER avec son héroïne "white trash" qui va fouiner sur les bas-côtés, là où se nichent les innombrables victimes du "rêve américain".
La curiosité. Voilà ce qui m'a poussé à regarder "Climax". Je n'avais jamais vu de film de Gaspard NOE mais beaucoup entendu parler de lui et compris que l'on avait affaire à un cinéaste clivant. Et puis à force de voir des extraits dans l'émission "Blow up", j'ai remarqué qu'il avait un univers reconnaissable avec une caméra tournoyante filmant en plongée un sol qui devient le plafond et vice-versa ce qui nous rappelle que la terre est sphérique. Cette volonté de brouiller les repères est d'ailleurs partout dans "Climax": dans le positionnement des génériques où il n'y a ni début, ni fin, dans celui des livres et des cassettes vidéo qui entourent la télévision où défile le casting: une partie des titres est à l'endroit, l'autre à l'envers. Je me suis repassé d'ailleurs cette séquence deux fois pour avoir le temps de les lire car ces oeuvres n'ont pas été choisies au hasard, elles ont valeur programmatique. "De l'hédonisme au nihilisme", voilà ce qui les relie.
"Climax" ressemble à l'un de ces innombrables films d'horreur de série B qui montre une bande de jeunes décérébrés et interchangeables tomber dans un piège mortel du genre "Chroniques de Tchernobyl" (2011). Sauf qu'il y a un cerveau derrière qui orchestre sous forme de maelstrom de sensations sa vision on ne peut plus noire de l'existence. "Climax" s'ouvre sur un plan-séquence de 12 minutes que j'ai vu plusieurs fois, notamment à l'exposition "Disco" qui explore justement ce qui se cache derrière l'hédonisme de cette culture et son temple, la discothèque: une utopie du mélange dans laquelle toutes les barrières (de couleur, de genre, d'origine sociale) seraient effacées par la magie de la musique, de la danse et d'une atmosphère brouillant les repères (fumée, obscurité, lumières stroboscopiques). Cette séquence euphorique tourne ensuite après une période d'incubation où l'on mesure l'animalité et la vacuité de personnages réduits à leurs pulsions primaires au pur cauchemar quand la drogue cachée dans la sangria (la boisson du "melting-pot") fait son effet. Une sangria filmée également à la verticale par la caméra tout comme un nouveau numéro de danse en forme de "battle" ce qui renforce la figure du cercle infernal et annonce la suite. C'est au tour des repères moraux et sociaux d'être pulvérisés dans ce qui s'apparente à une grande orgie de sexe et de violence aboutissant à une destruction symbolique de l'espèce par l'infanticide et l'inceste. La caméra fait d'ailleurs très "oeil de dieu" et ce d'autant plus que le blanc envahit les premières et dernières images (jusque là saturées d'un rouge et d'un vert très organiques) avec des personnages défoncés au regard tourné vers le ciel. C'est à ce moment-là que les titres des oeuvres citées au début du film prennent tout leur sens, tels que "Salo ou les 120 jours de Sodome" (1975), "Un Chien andalou" (1929), "Suicide, mode d'emploi" ou "De l'inconvénient d'être né". Eprouvant, dérangeant, sans doute trop long dans sa dernière partie qui paraît interminable mais un film qui ne laisse pas indifférent.
Cas d'école de l'époque du cinéma premier et qui explique en partie les difficultés d'attribution, "Le matelas alcoolique" (ou "épileptique") a été décliné sur tous les tons par les studios français de l'époque. Le plagiat était d'autant plus courant que les équipes circulaient souvent d'un studio à l'autre et de simples figurants arrondissaient leurs fins de mois en jouant les espions pour la concurrence.
Cependant, à sujet identique, traitement différent et la version de Alice GUY (assistée par Romeo BOSETTI) pour Leon GAUMONT est plus cinématographique que celle, très théâtrale de Georges MELIES et celle, confuse de Charles-Lucien Lépine pour Pathé. Rien que le plan dans lequel le poivrot apparaît dans le fond du champ dans un plan tourné à l'extérieur avant de se glisser dans le matelas pour y faire un somme apparaît autrement plus moderne et dynamique. Il y a même un embryon de montage articulé avec un raccord regard qui montre qu'en matière de grammaire cinématographique, Alice GUY avait une longueur d'avance. Ce matelas vivant qui ne cesse de se cabrer et donne bien du fil à retordre à la cardeuse et à ses propriétaires est un objet burlesque très suggestif de pulsions sexuelles et sadiques incontrôlées. Romeo BOSETTI, le co-réalisateur joue en prime la cardeuse en raison des cascades ce qui ajoute au trouble général.
Dès les premières images, j'ai eu l'impression d'être plongée dans un film sous influence: plus précisément celle des frères Luc DARDENNE et Jean-Pierre DARDENNE. Impression confirmée lorsque j'ai vu qu'ils étaient les producteurs du film, Luc DARDENNE ayant également participé à l'élaboration du scénario. Pour être plus précise, j'ai eu l'impression de voir "Rosetta" (1999) entre les quatre murs d'un hôpital pédiatrique. Une Rosetta blonde et beaucoup plus âgée, Lucy, jouée par Lea DRUCKER que la caméra portée suit dans ses déplacements, la filmant la plupart du temps de dos sans la lâcher d'une semelle. De plus le film est un drame social qui nous plonge au coeur de la crise de l'hôpital public avec le même sentiment d'urgence que l'on retrouve dans d'autres films traitant du même sujet (par exemple "La Fracture") (2020) ou de sujets proches ("Polisse") (2011). Entre ses interventions auprès d'un panel de cas sociaux (insomnies causées par la promiscuité d'un logement surpeuplé, avortement transformé en appendicite pour éviter le rejet d'une adolescente par sa famille croyante et traditionnelle, père tentant de s'opposer à un examen effectué sur son fils par une femme etc.), Lucy ne cesse de se heurter à l'épineux problème posé par la mère du petit Adam (Anamaria VARTOLOMEI) hospitalisé à la suite d'une décision de justice pour malnutrition. Le film raconte le refus de cette mère de se plier aux injonctions institutionnelles, celles-ci étant incarnées par des agents (qu'ils soient hospitaliers, sociaux, judiciaires) sans empathie voire prêts à employer la force. Lucy tente de jouer le rôle d'intermédiaire quitte à sortir des clous elle aussi. Le film donne des éléments d'explication sur les raisons de son empathie, néanmoins comme souvent au cinéma on a du mal à croire qu'une professionnelle puisse ainsi se prendre de passion pour une inconnue. Et Anamaria VARTOLOMEI est un peu trop fraîche et pimpante pour le rôle qu'elle joue. Mais la relation complexe et tendue qui se noue entre les deux femmes est assurément l'aspect le plus intéressant du film.
Je n'avais jamais entendu parler de "Pourquoi pas !", le premier long-métrage de fiction de Coline SERREAU car après sa sortie au cinéma il a été peu diffusé. Il a fallu attendre 2022 pour que le film soit restauré et ressorte en salles. Sans doute son sujet jugé trop sulfureux a été la cause de cette longue invisibilisation. Certes dès les années 60, on parlait dans les films de triangle amoureux et dans les années 70 de ménage à trois, mais les règles étaient bien définies: la femme passait d'un homme à l'autre, vivait éventuellement avec les deux ("Lions Love" (1969) issu lui aussi d'une cinéaste féministe) mais les deux hommes, s'ils pouvaient "par accident" coucher ensemble pour choquer le bourgeois ("Les Valseuses") (1974) n'étaient pas amoureux l'un de l'autre (pour mémoire, il faut attendre la décennie suivante et "Tenue de soiree" (1986) pour que Bertrand BLIER s'y mette!) Le film de Coline SERREAU est donc avant-gardiste. La cohabitation de son trouple dans leur villa de banlieue dont les rôles par rapport à la norme sociale sont redéfinis (c'est la femme jouée par Christine MURILLO qui rapporte l'argent aux deux hommes, un musicien joué par Mario Gonzales et un "homme d'intérieur" interprété par Sami FREY!) préfigure celle de la famille atypique de "Trois hommes et un couffin" (1985). Mais il est plus facile de faire passer auprès du grand public le maternage paternel que la bisexualité et le polyamour, même si ces sujets sont abordés avec pudeur et tendresse. De plus "Pourquoi pas !" est beaucoup plus sombre que "Whatever Works" (2009) de Woody ALLEN qui aborde exactement les mêmes thèmes mais sous forme de comédie légère et trente ans après. Certes, il y a des éléments de comédie dans "Pourquoi pas!" quand le patriarcat est tourné en dérision (le personnage du flic joué par Michel AUMONT et celui de la bourgeoise interprété par Mathe SOUVERBIE) mais il y a aussi le rejet violent subi par les personnages de la part de leur propre famille sur fond d'homophobie ou alors une famille inexistante ou complètement névrosée. Le personnage de Sylvie (Nicole JAMET) qui vient d'une famille traditionnelle et découvre celle de Fernand représente le spectateur, pris entre deux eaux. Ce qu'il connaît et qui n'est vraiment pas glorieux et l'aventure que Coline SERREAU fait exister contre vents et marées.
La dernière période de la filmographie de Alice GUY chez Leon GAUMONT avant son départ aux USA se caractérise par son énergie pulsionnelle et sa joyeuse loufoquerie. Dans "Le piano irrésistible" la folie d'un seul individu aux airs de sorcier qui se met à jouer au piano comme un endiablé contamine peu à peu tout le corps social pris de la même envie irrésistible de danser. Il est très drôle de voir les déménageurs, puis les occupants des appartements voisins et enfin le représentant des forces de l'ordre, d'abord furieux du tapage se mettre à sautiller en cadence en oubliant totalement leurs fonctions et toutes les conventions, maîtres et serviteurs se déhanchant de la même manière. Le film, construit par effet d'accumulation à la façon de la cabine des frères Marx dans "Une nuit a l'opera" (1935) finit par montrer un appartement plein à craquer par tous ceux qui ont été touchés par le pouvoir envoûtant de la musique, tous complètement déchaînés. Avant d'être cinéaste, Alice GUY était la fille d'un éditeur-libraire et connaissait ses classiques: on reconnaît là une jolie version burlesque du joueur de flûte de Hamelin!
"Etre critique, ce n'est pas donner son avis, c'est se construire comme sujet travers les films que l'on voit" (Emmanuel Burdeau)
"La cinéphilie est moins un rapport au cinéma qu'un rapport au monde à travers le cinéma" (Serge Daney)