"Péril en la demeure" que je n'avais jamais vu et qui a été en son temps un succès me semble être un film complètement surfait. Il y a certes une atmosphère un peu étrange qui court tout au long du film et pourrait presque le faire passer pour un rêve éveillé. Aucun réalisme dans les situations mais une succession de clichés-fantasmes autour du sexe, de la mort et de l'argent. Des photos prises sur les lieux du crime (comme dans "Blow-up" (1966), des vidéos tournées en caméra cachée (comme dans le film au titre éponyme de Michael HANEKE), des dessins, des plans-tableaux à base de nus et de natures mortes, des morceaux de guitare, une ambiance de maison hantée avec des portes et des fenêtres qui claquent, du vent qui souffle, de trop grands intérieurs vides. Il faut dire que le film semble peuplé de fantômes plus que d'êtres humains. le personnage joué par Christophe MALAVOY se complaît dans les lieux délabrés et les situations dangereuses et malsaines. Les gens qu'il fréquente sont à son image et ce mélange mortifère d'opacité et de perversité finit par lasser, l'érotisme étant lui-même assez froid. Au final, on a un film incontestablement chic mais creux.
Au bout de quelques minutes de visionnage du film, j'ai eu l'impression de me retrouver dans un sympathique nanar. Rien n'est vraiment crédible dans le scénario qui est mal ficelé. John WAYNE déguisé en Davy Crockett s'invite tranquillement dans la calèche d'une belle jeune femme qu'il séduit d'un claquement de doigts pendant que son fiancé officiel tourne le dos. Ladite jeune femme s'avérant être une sérieuse candidate au rôle de la meilleure potiche de l'année 1949. Là-dessus débarque le faire-valoir de Davy Crockett qui n'est autre que Oliver HARDY lui aussi déguisé en trappeur dont les gags sont si laborieux qu'on ne rit presque jamais. Leur régiment disparaît et réapparaît à volonté selon les besoins du scénario et on ajoute plein de protagonistes, hommes et femmes qui n'ont pas assez de développement à l'écran pour que leur rôle ait de la consistance. Je conçois qu'en 1949, le public américain qui sortait de la guerre ne faisait pas le difficile et avait besoin de légèreté mais force est de constater que le film a mal vieilli. Il faut attendre la dernière demi-heure pour qu'enfin il y ait un peu d'action lorsqu'une bataille rangée oppose d'anciens généraux de Napoléon venus s'installer avec leur famille en Alabama après la défaite de Waterloo (fait historique authentique) aux notables véreux qui essayent de s'emparer de leurs terres dont le meneur n'est autre que le fiancé officiel de la jeune femme séduite par John WAYNE un peu plus tôt. C'est l'occasion d'entendre en fond sonore résonner la Marseillaise mais on a du mal à voir ce que le régiment de trappeurs du Kentucky et les frenchies ont en commun. L'argument des beaux yeux (et épaules) de Fleurette (Vera RALSTON) est à l'image du film, un peu léger. Tout à fait dispensable et même parfois disons-le, ridicule.
Deuxième court-métrage de Stephane BRIZE, "L'oeil qui traîne" raconte sous des dehors réalistes l'enfermement d'un jeune homme qui ne parvient pas à s'insérer dans la société. Accumulant les petits boulots sans lendemain, il ne parvient pas à s'émanciper de la cellule familiale pas plus qu'à communiquer avec ses parents, chacun étant enfermé dans sa bulle. Chacune de ses rencontres, sentimentale, professionnelle ou même simplement sociale tourne mal, ses réactions inappropriées face aux situations, en particulier conflictuelles se retournant contre lui. Evidemment le côté systématique de ses échecs finit par devenir quelque peu mécanique même si heureusement le film ménage une respiration lorsqu'il joue de la guitare électrique, son seul moment d'évasion. Evasion est en effet le mot approprié au vu d'une chute à la fois logique et surprenante qui fait basculer le film dans une dimension plus mentale, à la frontière du fantastique. Ainsi si le film qui date de 1996 a quelque peu vieilli et est une oeuvre de jeunesse un peu scolaire, le style Brize s'impose déjà avec force dans ce drame social et familial qui n'est pas sans faire penser à "Je ne suis pas la pour etre aime" (2004) et à "Quelques heures de printemps" (2011).
Malgré les apparences, il n'y a pas plus cosmopolite que "Je suis un fugitif": film noir britannique réalisé par le franco-brésilien Alberto CAVALCANTI et produit par La Warner dans l'après-guerre. Cependant, si les codes du film sont américains, l'identité qui ressort le plus est britannique avec une brutalité, un pessimisme et un humour noir typiquement british. "Je suis un fugitif" est ainsi un exemple de "spiv film", genre de l'après-guerre désignant les malfrats de petite envergure ("spiv" dans le langage argotique anglais) régnant sur des bas-fonds creusés par la misère, les privations et le rationnement. Venu du documentaire, Alberto CAVALCANTI peut ainsi affûter son sens de l'observation de la réalité sociale sordide régnant dans les grandes villes britanniques au sortir de la guerre. Les décors eux-mêmes rappellent fortement les bas-fonds du Londres de Charles Dickens tandis que les deux acteurs principaux incarnent des personnages qui font penser pour Narcy (abréviation de Narcisse) joué par Griffith JONES à Dorian Gray et pour Morgan à un prolongement du rôle joué par Trevor HOWARD dans "Breve rencontre" (1945) de David LEAN. Le parallèle que je fais entre Narcy et Dorian Gray est lié à son apparence quelque peu dandy, à la façade de respectabilité qu'il recherche en recrutant Morgan et au plan déformant son visage dans le miroir où il apparaît pour ce qu'il est, un psychopathe particulièrement sadique envers les femmes. Morgan est quant à lui un vétéran de guerre alcoolique qui pour tromper son désoeuvrement fait l'erreur de s'acoquiner avec la bande de Narcy, laquelle, comme Lime et ses comparses dans "Le Troisieme homme" (1948) (film contemporain de celui de Alberto CAVALCANTI) se livrent à toutes sortes de trafics. Autre point commun avec le film de Carol REED, l'expressionnisme avec une superbe lumière de Otto HELLER. Car Narcy, figure profondément malfaisante jusqu'à son dernier souffle de vie (comme Lotso dans le final mémorable de "Toy Story 3") (2010) règne sur un monde gangrené d'où il s'avère impossible de s'échapper. La violence et la désespérance sont omniprésentes, on n'est pas prêt d'oublier la scène où Morgan en cavale se réfugie chez une femme qui veut l'utiliser pour abattre son mari. Morgan lui-même est un desperado qui sait que la rédemption est hors de sa portée (les symboles sont nombreux jusqu'à la bagarre spectaculaire et hitchcockienne sur un toit surmonté des lettres "RIP") lancé dans une course contre le temps qui se dérobe.
La projection et les commentaires autour de "The Dead Don't Die" (2018) de Jim JARMUSCH* ne constitue pas seulement le climax hilarant du dernier film de Aki KAURISMAKI (qui a compris le potentiel comique "décalé" du film et en joue fort bien). Il donne une bonne définition de son dernier opus. Avec Hayao MIYAZAKI, celui-ci constitue le plus célèbre vrai-faux retraité du cinéma mondial. Visiblement il n'est pas si simple d'en finir avec le septième art quand celui-ci fait à ce point partie de vous, chacun des deux cinéastes incarnant en prime en tout ou en partie son pays à l'international. Et puis un film qui s'appelle "Les Feuilles mortes" avec deux personnages qui ont tout de zombies, cela ressemble assez au style Aki KAURISMAKI. Des cadres figés, des décors démodés, des couleurs délavées, des visages fatigués, des nouvelles tournant exclusivement autour de la guerre en Ukraine, histoire de rappeler que la Finlande partage une frontière de 1300 km avec la Russie, des rues désertées, un monde du travail déshumanisé, il y aurait de quoi se flinguer. C'est oublier que le monde froid et gris de Aki KAURISMAKI est constellé d'humanisme, d'humour, de touches de couleurs vives et d'amour. Car "Les Feuilles mortes" raconte surtout cela: une histoire d'amour entre deux prolétaires solitaires et malmenés par la vie dont les rencontres, systématiquement contrariées sont ponctuées de chansons et de cinéma. Comme dans ses autres films, la figure tutélaire de Charles CHAPLIN veille sur les amoureux avec une fin entre "Une Vie de chien" (1918) et "Les Temps modernes" (1936).
* Dans "Night on earth" (1991), la dernière séquence se déroulait à Helsinki et mettait en scène un acteur fétiche de Aki KAURISMAKI, Matti PELLONPAA.
Dommage que sur la forme, le film soit si médiocre, nous embrouillant avec des allers-retours temporels inutiles et des reconstitutions malhabiles. Le sujet, lui, était passionnant, décortiquant une affaire retentissante vieille de 30 ans qui avait offert sur un plateau d'argent à la justice un coupable idéal, immigré, illettré et ne maîtrisant pas la langue française. D'autres affaires (celle de Patrick Dils, celle de Marc Machin) illustrent combien le fait d'être démuni socialement et intellectuellement pénalise dans un tribunal. Même dans "Anatomie d'une chute" (2022) qui se déroule dans un milieu aisé et lettré, le fait de ne pas bien maîtriser la langue française met Sandra en difficulté lors de son procès. Alors que dire d'un jardinier marocain employé chez des veuves fortunées sur la côte d'Azur! Non seulement ses multiples handicaps ont empêché Omar Raddad de se défendre, mais le film souligne assez bien combien l'enquête a été paresseuse, négligeant les pistes qui pouvaient conduire à des conclusions différentes.
Hélas, cinématographiquement, le film de Roschdy ZEM n'a qu'un seul intérêt: la prestation poignante de Sami BOUAJILA dans le rôle principal.
"Ridicule" est avant d'avoir été un film un bijou d'écriture qui n'est pas sans faire penser aux Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Le scénariste Remi WATERHOUSE aurait d'ailleurs voulu le réaliser mais pour que le film puisse voir le jour, c'est Patrice LECONTE qui s'en est chargé sans changer une seule virgule au texte d'origine. "Ridicule" et "Les Liaisons dangereuses" qui se situent à la fin du XVIII° siècle dans les milieux privilégiés utilisent en effet le langage comme une arme pour séduire, tromper, humilier et même tuer. Dans "Ridicule", les traits d'esprit ouvrent les portes autant sinon plus que la courtisanerie ou l'argent. Mais le moindre faux pas s'y avère fatal et tôt ou tard, chacun y succombe. Dans les deux oeuvres, les libertins manipulateurs finissent pris à leur propre piège et le visage défait de la comtesse de Blayac (Fanny ARDANT) dans la scène finale n'est pas sans rappeler celui de la marquise de Merteuil jouée par Glenn CLOSE en train d'ôter son maquillage en versant des larmes de rage. Son pendant masculin, l'abbé de Villecourt (exceptionnel Bernard GIRAUDEAU, scandaleusement sous-employé dans le cinéma français) subit également le sort d'une humiliation publique et son désarroi presque enfantin le rend autrement plus sympathique que le vicomte de Valmont (qui on se le rappelle y laisse la vie). Cependant, "Ridicule" à la différence des liaisons dangereuses offre un prisme plus large que celui du panier de crabes des salons de Versailles ou des hôtels particuliers de la noblesse. Les candides s'y font initier mais pas dévorer. Car "Ridicule" colle à la réalité historique d'une époque contrastée où pendant que le monde ancien décadent et vain agonisait à l'image du baron de Guéret, un monde nouveau surgissait, en prise avec le réel, nourri de l'esprit des Lumières. Grégoire Ponceludon de Malavoy (Charles BERLING) est un noble provincial éclairé et proche de ses paysans dont il veut améliorer les conditions de vie, plombées par l'insalubrité de leur milieu naturel. Son ami, Bellegarde (Jean ROCHEFORT) est physiologiste et a élevé sa fille dans des principes rousseauistes, laquelle fille (Judith GODRECHE) a la stature d'une Marie Curie avant l'heure (allusion au fait que dans "Les Palmes de M. Schutz" (1996) mais aussi dans le plus récent "Marie Curie" (2016), Charles BERLING joue son mari, Pierre Curie). Enfin, une courte apparition de l'abbé de l'Epée (Jacques MATHOU) qui a favorisé la diffusion de la langue des signes dans son institution pour les sourds ou d'un Indien décoré par le roi Louis XVI trace des perspectives encore plus larges que celles de la question sociale en incluant les femmes, les handicapés ou les coloniaux.
Il y a deux films dans "Déserts". Le premier qui dure la première heure narre avec brio les aventures de deux pieds nickelés d'une agence du recouvrement de Casablanca sillonnant les villages du sud marocain pour tenter d'obtenir le remboursement des crédits contractés par les villageois. Cette partie-là est très réussie. Un peu à la manière de Jacques TATI dans "Playtime" (1967), le récit déroule une variété de situations burlesques causées par l'inadéquation des deux bonhommes vêtus de costumes-cravates qui en font deux petites mains de la mondialisation à l'environnement rural profond dans lequel ils évoluent. Chaque saynète tout en faisant rire illustre en effet la violence sociale que le Maroc moderne et urbain exerce sur ses territoires arriérés sans occulter lors d'une ahurissante chorégraphie d'entreprise la violence qui s'exerce sur les employés eux-mêmes. Le comique jaillit au sein même de l'image, extrêmement bien composée. Pour ne prendre qu'un exemple, Medhi et Hamid réclament de l'argent à un homme à la porte de sa maison qui prétend ne plus avoir de chèvres alors que juste au-dessus d'eux, on voit justement une chèvre pointer le bout de son nez. Autre exemple, les deux employés frappent à la porte d'une maison qui semble vide mais une échelle apparaît depuis le toit d'où descendent silencieusement et sans être vus les habitants etc.
Puis au bout d'une heure, comme s'il avait épuisé son filon, le film change du tout au tout. Il délaisse Medhi et Hamid pour un personnage mutique de repris de justice qui s'évade dans le désert avec la femme qu'il aime après avoir braqué son mari, petit tyran local qui rackette les villageois. A partir de ce moment là, le film se perd dans les sables, se contentant de montrer les personnages errer dans les paysages désertiques (magnifiques au demeurant): l'évadé, la jeune femme, son mari qui les poursuit, les deux employés du recouvrement qui ont été dépouillés de leur voiture par l'évadé puis une cohorte de migrants. Ce remplissage ne tient évidemment pas la route et on est déconcerté par l'absence de lien avec la première partie. C'est donc un film largement inabouti qui aurait mérité d'être réduit de moitié ou alors d'avoir un développement plus convaincant et cohérent.
Quel mystère se cache derrière le tableau de Johannes Vermeer, "La jeune fille à la perle", l'un des plus célèbres du monde au point d'avoir gagné le surnom de "Joconde du Nord"? Fascinée par le tableau, L'autrice Tracy Chevalier a imaginé en 1999 une histoire racontant sa genèse, celle d'une adolescente entrée comme domestique au service de la famille Vermeer à Delft aux Pays-Bas dans la deuxième moitié du XVII° siècle et qui aurait inspiré le peintre. Le réalisateur Peter WEBBER a ensuite adapté le roman pour le cinéma en 2003. Si le film n'est pas parfait, je lui ai trouvé des qualités. Le choix de Scarlett JOHANSSON tout d'abord pour incarner le modèle du tableau est parfait. Même si cette comparaison paraît absurde au premier abord, je ne l'ai pas trouvé si différente de "Lost in translation" (2004) ou de "Match point" (2005) films qui datent de la même période. Dans toutes ces oeuvres, Scarlett JOHANSSON apparaît en porte-à faux par rapport à son environnement et son incapacité manifeste à se conformer à la place qui lui est assignée est source de drame mais aussi d'instants de grâce. Ainsi dans "La jeune fille à la perle", le réalisateur souligne sa sensibilité artistique instinctive qui la rend immédiatement proche du peintre alors même que la famille de Vermeer, mesquine et matérialiste est séparée de lui par une barrière infranchissable. L'art faut-il le rappeler transcende les classes sociales comme l'a récemment rappelé Martin PROVOST dans "Séraphine" (2008). Ensuite, la reconstitution historique est assez minutieuse, que ce soit en ce qui concerne la vie de la servante ou celle de ses maîtres bourgeois qui dépendent en grande partie des commandes d'un mécène peu scrupuleux. Enfin le film est une merveille d'esthétisme et n'est pas dépourvu de tension érotique, culminant lorsque Vermeer (Colin FIRTH) perce l'oreille de la jeune femme pour lui glisser la fameuse perle à l'oreille.
"Un métier sérieux" est un film pris entre le marteau et l'enclume. D'un côté, à la manière de ses films/séries sur le monde de la médecine, Thomas LILTI cherche à dépeindre la réalité du monde de l'éducation façon "petites tranchettes de vie" et parvient souvent à toucher juste, notamment sur des détails: les travaux assourdissants qui empêchent d'entendre les cours, la fenêtre qui ne ferme pas comme si c'était une fatalité qui ne pouvait être changée, l'inspectrice sans empathie qui met un peu plus la tête sous l'eau de la prof déjà dépressive, l'exercice "attentat-intrusion" qui tourne au fiasco car mal préparé faute de formation préalable suffisante, les premiers postes éloignés, mal desservis, le cas des contractuels précaires etc. Autre aspect réussi, l'enseignement n'est pas idéalisé: il n'y a pas de Zorro pour venir sauver le navire éducation ou bien un super-prof capable d'éveiller une classe aux joies de la culture et encore moins de relation privilégiée prof-élève. D'ailleurs la séquence consacrée au conseil de discipline est particulièrement nuancée et ne débouche sur aucun miracle mais une sensation de gâchis collectif. Ce qui ressort et est également réaliste, c'est l'usure du quotidien et l'ennui qui pointe son nez des deux côtés: chez les élèves mais aussi chez les profs les mieux aguerris qui ont l'impression de ronronner. A côté de tous ces éléments sortis du vécu quotidien de nombreux établissements, le film est un feel-good movie qui montre une équipe de profs aux caractères archétypaux (le je m'en-foutiste, l'ex-cancre plus animatrice que prof et celle au contraire qui est trop appliquée, le vieux briscard et le petit jeunot qui débute etc.) et âges différents mais ultra-soudés et épaulés par une direction un peu faiblarde question charisme mais pleine de bonne volonté. Outre le fait qu'il s'agit d'une simplification considérable de la vie d'un établissement qui comporte bien d'autres acteurs clés (les CPE, l'intendant, le chef des travaux, les secrétaires pédagogiques, l'infirmière, l'assistante sociale...), le cas de figure montré dans le film est loin d'être une généralité. Il y a des équipe de profs qui s'entraident (par exemple les plus anciens qui ramènent les jeunes non véhiculés à la gare RER ce qui est également l'occasion de discuter) mais il y en a aussi qui se bouffent le nez pour des questions parfois de statuts, de classes, de missions ou d'horaires à se répartir. Le film s'intéresse par ailleurs assez peu aux élèves et occulte presque complètement la crise d'attractivité du métier et ses causes. Bref un essai qui ne manque pas d'intérêt mais quelque peu inabouti.
"Etre critique, ce n'est pas donner son avis, c'est se construire comme sujet travers les films que l'on voit" (Emmanuel Burdeau)
"La cinéphilie est moins un rapport au cinéma qu'un rapport au monde à travers le cinéma" (Serge Daney)