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Articles avec #cinema muet tag

Baignade en mer

Publié le par Rosalie210

Louis Lumière (1895)

Baignade en mer

L'exposition "L'Océan filmé" au musée de la Marine m'a permis de voir les tous premiers pas du cinéma les pieds dans l'eau. Les quelques essais précédant les films des frères Lumière permettent de mesurer le pas de géant que ceux-ci ont apporté en terme de fluidité de mouvement. "Baignade en mer" a été projeté pour la première fois le samedi 21 septembre 1895 devant environ 150 personnes au Palais Lumière à la Ciotat puis au salon indien du Grand Café de Paris le 28 décembre 1895 avec neuf autres films devant 33 personnes dont Georges MELIES. Deux dates, deux lieux qui ont marqué l'avènement du septième art. On peut dire en effet que la Ciotat a été pour les Lumière ce que la Californie a été pour Hollywood, leur film le plus célèbre tourné là-bas étant "L'Arrivee d'un train en gare de La Ciotat" (1896) qualifié par Georges FRANJU de "1er film d'épouvante" de l'histoire de par l'effet qu'il faisait aux spectateurs. Encore que l'une des trois versions du premier film scénarisé, "L'Arroseur Arrose" (1895) ait été aussi tournée à la Ciotat. Dans "Baignade en mer", des enfants se jettent dans la Méditerranée à partir d'un ponton qui forme une diagonale dans l'image, un angle privilégié dans les films Lumière pour donner de la profondeur de champ.

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Enfants pêchant des crevettes

Publié le par Rosalie210

Alexandre Promio, Louis Lumière (1896)

Enfants pêchant des crevettes

Vu dans une version restaurée en noir et blanc, le résultat est si bluffant qu'on a l'impression que le film a été réalisé hier. Il existe aussi dans une version colorisée tout aussi saisissante. On voit des enfants munis d'épuisettes pêcher des crevettes dans un chenal sur une plage d'Angleterre sous l'oeil attentif de leurs parents. Comme une sorte de "Mort a Venise" (1971) documentaire, les enfants peuvent se mouvoir avec naturel, les filles portant leurs jupes relevées, les garçons, des shorts ou des pantalons courts et tous ou presque étant pieds et jambes nus, à l'inverse des parents, habillés de pied en cap. La diagonale choisie pour le cadre du tableau animé permet de voir au loin. C'est le chef opérateur de Louis LUMIERE, Alexandre PROMIO qui a réalisé le film. Une merveille.

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Pruning the Movies

Publié le par Rosalie210

Anonyme (1915)

Pruning the Movies

Cet excellent court-métrage, découvert aujourd'hui dans le cadre d'une conférence consacrée au code Hays est une charge satirique contre la censure qui sévissait aux USA depuis le XIX° siècle avec la loi Comstock contre l'obscénité qui touchait aussi bien la contraception que l'expression artistique. Il s'agissait d'élever moralement les migrants qui entraient par millions à cette époque aux USA en leur inculquant les valeurs américaines puritaines des WASP. Donc "exit" l'immoralité sous toutes ses formes (drogue, alcool, délits et crimes, luxure, nudité...). Le film "Pruning the Movie" dont on ne connaît pas le réalisateur fait partie d'une série de courts et de longs métrages se moquant ouvertement de la censure sortis dans les années 10. Un notable (inspiré d'un véritable censeur de l'époque) réunit un comité pour décider des coupes à effectuer dans un film pas encore sorti sur les écrans. C'est vraiment très drôle, on voit d'abord la scène non censurée puis la réaction choquée des spectateurs, notamment une mémère prude assise à côté du censeur, puis un carton indiquant le changement à faire, carton souvent plein d'ironie ("coupez cette jambe"! "coupez ce couteau"!), puis on voit la scène retouchée qui en devient parfois loufoque ou absurde, notamment lorsque le "brigand" devenu un "fripon" porte des coups à une femme à l'aide de fleurs puis l'endort en versant de l'huile de ricin dans son verre (en lieu et place de la drogue illicite initiale). Vraiment délicieusement impertinent.

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La Veuve Joyeuse (The Merry Widow)

Publié le par Rosalie210

Erich Von Stroheim (1925)

La Veuve Joyeuse (The Merry Widow)

Erich von STROHEIM transforme une opérette légère de Frantz Lehar en satire des moeurs des classes dirigeantes corrompues par l'argent, le sexe et le pouvoir. Il injecte même un côté franchement tordu à l'histoire d'une "petite" danseuse américaine courtisée par deux princes héritiers d'un trône imaginaire d'Europe balkanique. Tordu comme le sourire carnassier de Mirko (Roy D'ARCY), l'odieux prince héritier qui prend un plaisir sadique à torturer ceux qu'il domine. A commencer par son cousin, second sur la liste des héritiers au trône, Danilo (John GILBERT). Si lors d'une remarquable scène d'introduction, ce dernier apparaît infiniment plus sympathique que Mirko, réagissant de façon enthousiaste à la vue de l'auberge où il doit résider là où son cousin manifeste de la colère et du mépris à l'idée de dormir dans une porcherie (allusion à la présence de ces animaux de ferme ainsi que de flaques de boue non loin de l'entrée, une facétie de plus du réalisateur), Danilo se comporte comme un séducteur sans vergogne considérant que le corps des femmes de l'auberge lui appartient. Les deux hommes rivalisent d'audace pour séduire Sally la danseuse (Mae MURRAY) lors de scènes menées de main de maître, notamment lorsqu'il faut jouer des pieds et des jambes sous la table. Celle-ci tombe sous le charme de Danilo mais se ferme comme une huître dès que ses instincts de prédateur deviennent manifestes ce qui l'arrête net. Une véritable intimité finit par se créer entre eux que Eric von STROHEIM filme avec intensité, que ce soit dans une alcôve ou lors d'une scène de danse ou encore après un duel. Evidemment, les parents royaux s'offusquent de cette mésalliance qu'ils parviennent à déjouer mais lorsque Sally devient la richissime veuve du vieux baron concupiscent et infirme qui finance le royaume en sous-main (qui heureusement pour elle claque lors de leur nuit de noces, il semblait porter sur lui les verrues de la syphilis), elle devient "bankable", excitant encore plus les appétits malsains de Mirko qui peut ainsi faire d'une pierre deux coups: mettre la main sur des millions et détruire définitivement son cousin dont la nature joyeuse s'est muée en désespoir. Bref, tout un art du contraste qui en fait une oeuvre fascinante, à la fois populaire et personnelle tant le réalisateur se l'est appropriée.

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Pêcheur d'Islande

Publié le par Rosalie210

Jacques de Baroncelli (1924)

Pêcheur d'Islande

"Pêcheur d'Islande" que l'on peut voir actuellement dans une version restaurée est la troisième adaptation du roman de Pierre Loti. Il se distingue par sa beauté et son hétérogénéité. D'une part, il possède un fort aspect documentaire. Tourné sur les lieux décrits par Loti, dans les villages de Paimpol et de Ploubazlanec, il contient en son sein de véritables séquences documentaires sur la pêche à la morue ou sur une noce en Bretagne telles qu'elles se pratiquaient au début des années 1920. Au cimetière de Ploubazlanec, le mur des disparus en mer recense les noms des pêcheurs et des bateaux disparus lors de la pêche en Islande alors que les femmes de marin guettent le retour des bateaux autour d'un monument au nom éloquent, "la croix des veuves". Mais cet aspect documentaire est contrebalancé par une romance contrariée par l'appel des éléments et la différence de classe sociale. Un canevas mélodramatique que l'on reverra par la suite, à la sauce marseillaise dans "Marius" (1931) ou transposé à la montagne dans "Premier de cordée" (1943). "C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme", cela pourrait être la devise de Yann (Charles VANEL), rude marin qui en pince pour la délicate Gaud (Sandra MILOVANOFF) dont le visage de porcelaine contraste avec les figures burinées des figurants (des habitants locaux pour la plupart) mais n'ose pas lui demander sa main, ce dont elle souffre en silence. Même quand un revers de fortune (au sens propre) rend le mariage possible, la mer déchaînée plane comme une menace sur les amoureux. Enfin, le film possède quelques séquences hallucinatoires de toute beauté, notamment celle où "La Marie", le bateau de Yann croise un vaisseau-fantôme qui apporte les funestes nouvelles venues de la terre ferme.

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Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag)

Publié le par Rosalie210

Robert Siodmak, Edgar George Ulmer (1930)

Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag)

Voilà un film qui sidère par sa pépinière de talents, son avant-gardisme autant que par sa restitution documentaire du Berlin de la République de Weimar. D'un côté un monde disparu, de l'autre un monde qui n'est pas encore né. Le tout imaginé par un groupe de jeunes artistes débutants de la Mitteleuropa, juifs pour la plupart et devenus célèbres une fois passés de l'autre côté de l'Atlantique: Robert SIODMAK et son frère Curt SIODMAK, Edgar G. ULMER, Billy WILDER et enfin Fred ZINNEMANN. "Les hommes, le dimanche" est considéré comme le premier film indépendant de l'histoire, le précurseur des cinémas néo-réalistes et nouvelle vague en Italie, en France, aux USA. Notamment par le tournage en décors naturels, avec des non-professionnels, entre documentaire et fiction. C'est le reflet de petits moyens budgétaires (le film est muet alors que le cinéma parlant existait déjà depuis quelques mois) mais pas seulement. La scène où Erwin et Annie déchirent des photos de stars glamour (parmi lesquelles Greta GARBO et Marlene DIETRICH) a la même valeur iconoclaste que l'article de Francois TRUFFAUT dans les Cahiers du cinéma intitulé "Une certaine tendance du cinéma français".

Sorti en 1930, le film a été tourné en 1929, juste avant que la crise économique ne frappe l'Allemagne. On y voit donc un Berlin années folles en pleine effervescence artistique, jeune, actif et prospère où converge la jeunesse bohème. A l'image du groupe situé derrière la caméra, le film suit cinq jeunes gens et jeunes filles situés en marge du monde du spectacle (une figurante, une mannequin, une vendeuse de disques, un chauffeur de taxi et un colporteur ayant expérimenté divers emplois dont gigolo, métier rappelons-le alors pratiqué par Billy WILDER dans les grands hôtels berlinois sous le titre de "danseur mondain" en alternance avec ses activités de journaliste). A l'exception d'Annie la mannequin neurasthénique qui se morfond dans sa mansarde, tout ce petit monde profite de son dimanche pour partir pique-niquer et se baigner dans la banlieue de Berlin, au bord du lac du grand Wannsee. On fait alors un bond dans le futur car si l'on fait abstraction du gramophone en lieu et place du transistor, du walkman ou du MP3 sur la plage, on se croirait catapulté dans "Conte d'ete" (1996) de Eric ROHMER ou dans "Les Roseaux sauvages" (1994) de Andre TECHINE. A l'exception d'Erwin qui est marié à Annie et reste à l'écart, ça marivaude à qui mieux mieux dans l'eau et dans les bois entre le beau Wolf (l'ex-gigolo) et les deux amies, Brigitte et Christl, la blonde et la brune, toutes deux d'une beauté juvénile très moderne avec leurs coupes à la garçonne et filmées de très près. La première des deux a un visage qui se situe quelque part entre Jean SEBERG et Scarlett JOHANSSON et est complètement fascinante. Tout cela respire la fraîcheur et la liberté, même si ce n'est qu'une parenthèse, assombrie par le retour du quotidien, de la mansarde et de son occupante dépressive et par le fait que nous savons que ce monde est au bord du gouffre.

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Same players shoots again

Publié le par Rosalie210

Wim Wenders (1967)

Same players shoots again

Rareté récemment restaurée, "Same players shoots again" deuxième court-métrage de Wim WENDERS alors étudiant à l’Hochschule für Fernsehen und Film München (la Haute école de télévision et cinéma de Munich). Quelques images en noir et blanc de "Schauplätze" son premier film réalisé la même année mais perdu se retrouvent au début et à la fin de "Same players shoots again" sans qu'il n'y ait de solution de continuité avec le reste sinon ce que l'imagination du spectateur peut en faire. Ces quelques images sont suffisamment énigmatiques pour que l'on puisse créer un nouveau scénario avec. Celles du début montrent une pièce avec une télévision allumée et des bouteilles d'alcool vides traînant sur la table puis la silhouette d'un homme sortant d'une cabine téléphonique. Celles de fin montre un homme rouler en voiture à travers la campagne avec à l'arrière un passager mourant. Entre les deux, cinq fois le même plan, un travelling latéral suivant un homme armé d'une mitraillette coupé au niveau des épaules. Celui-ci se déplace en titubant, d'abord lentement, puis de plus en plus vite. A chaque fois que le plan se répète, la couleur de l'image change: noir et blanche puis verte, puis jaune, puis rouge et enfin bleue. Wim WENDERS expérimente l'outil cinématographique en revenant aux sources du septième art. L'animation de corps en mouvement se répétant à l'infini fait partie du cinéma primitif et par ailleurs le film de Wim WENDERS est totalement muet. S'y ajoute le traitement de la couleur et une thématique, celle de la violence. Même si celle-ci reste hors-champ, tout l'indique: le titre, les bouteilles d'alcool vides, la mitraillette, la démarche hagarde de l'homme comme s'il était blessé et enfin le mourant à l'arrière de la voiture. Même avec un matériau aussi primitif, on baigne déjà dans une ambiance de thriller même si on est évidemment très loin de "L'Ami americain" (1977). A moins qu'à l'égal de "The Big Shave" (1967) réalisé la même année par Martin SCORSESE il ne s'agisse de dénoncer symboliquement la guerre.

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Variétés (Varieté)

Publié le par Rosalie210

Ewald André Dupont (1925)

Variétés (Varieté)

En regardant "Variétés", le premier film où je vois Emil JANNINGS sans favoris, ni moustache, ni maquillage outrancier, ni perruque, je lui ai trouvé des airs de Jean GABIN. Et ce sans savoir qu'un remake avait été tourné dix ans plus tard, en 1935 avec Jean GABIN justement! Il faut dire que l'intrigue ressemble à ce que l'acteur français tournait à l'époque, des histoires d'adultère et de vengeance. Mais le film muet de Ewald Andre DUPONT récemment restauré retranscrit avec force l'ébullition du Berlin de la République de Weimar. La mise en scène est brillante, faisant passer l'essentiel par l'image, parfois jusqu'à l'abstraction. Néanmoins, lorsqu'elle n'illustre pas l'intériorité de son héros tourmenté, celle-ci est réaliste contrairement aux films allemands les plus connus de cette époque qui étaient expressionnistes. C'est sans doute aussi ce "naturalisme" qui m'a fait penser à Gabin en regardant Emil JANNINGS jouer sans masque. L'histoire se déroule dans le monde du spectacle comme de nombreux films muets -un héritage du cinéma premier qui se jouait dans les foires- et fait penser sur le plan de l'intrigue un peu à "L'Aurore" (1926). Un ancien trapéziste devenu bateleur de foire s'ennuie dans sa vie plan-plan avec sa femme et son bébé. l'occasion lui est donnée de retrouver le frisson du risque avec une jeune danseuse naufragée qu'il recueille avant de s'enfuir avec elle et qui s'avère aussi excellente trapéziste. Mais celle-ci est convoitée par leur partenaire commun, un artiste de music-hall qui va faire d'eux des professionnels reconnus mais va aussi précipiter le drame. La scène où Emil JANNINGS le fixe longuement sans dire un mot met les chocottes, l'acteur savait mettre une intensité dans son regard impressionnante, proche de la folie. Sa partenaire, Lya De PUTTI est également impressionnante dans sa chute finale, réalisée sans trucages. Une oeuvre importante à découvrir pour avoir une autre vision du cinéma allemand de cette période.

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Une Partie de Cartes

Publié le par Rosalie210

Georges Méliès (1896)

Une Partie de Cartes

"Une partie de cartes" ressemble à une vue des frères Lumière comme il en existe des centaines d'autres dans les premières années d'existence du cinéma. Sauf qu'il s'agit en réalité du premier film de Georges MÉLIÈS qui choisit de copier un film des frères Lumière, "Une partie d'Ecarté". Pas encore de trucages, pas de studio, pas de monde imaginaire ni de scène de théâtre et pourtant on est déjà dans l'illusion. L'autre intérêt de ce premier "remake" de l'histoire du cinéma est son ton légèrement décalé par rapport à l'original. Alors que dans le film des Lumière, seul le serveur était exubérant, les joueurs de cartes ne se différenciant guère du reste du décor, Georges MÉLIÈS a veillé à donner vie à tous les personnages en les rendant aussi expressifs que possible compte tenu des contraintes de l'époque. L'aspect exagéré de leurs réactions (au jeu, à la boisson, aux nouvelles du journal) a pu d'ailleurs faire parler de "parodie" mais il s'agissait surtout d'amplifier et de multiplier au maximum les mouvements, y compris ceux des volutes de fumée s'échappant des cigarettes de ces messieurs qui fument comme des pompiers!

 

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Arènes sanglantes (Blood and sand)

Publié le par Rosalie210

Fred Niblo (1922)

Arènes sanglantes (Blood and sand)

Première adaptation du roman "Sangre y arena" de Vicente Blasco Ibanez qui bénéficiera par la suite de deux remakes (l'un en 1941 avec Tyrone POWER Linda DARNELL et Rita HAYWORTH, l'autre en 1989 avec Christopher RYDELL Sharon STONE et Ana TORRENT), le film est un mélodrame convenu voire édifiant sur fond de corrida dont le principal intérêt (c'est d'ailleurs pour cela que je l'ai regardé) est son acteur vedette, Rudolph VALENTINO, le premier "latin lover" (l'étiquette fut inventée pour lui) de l'histoire du cinéma, devenu une star avec "Les Quatre cavaliers de l'Apocalypse" (1921) et "Le Cheik" (1921). Sa carrière fut courte (un peu plus de 10 ans) car il mourut en 1926 et se caractérise par l'exotisme de ses rôles. "Arènes sanglantes" ne fait pas exception à la règle puisqu'il y incarne Juan, un toréador aux origines modestes qui connaît le succès mais se retrouve tiraillé entre sa vertueuse épouse Carmen (Lila LEE) et une femme fatale, Dona Sol (Nita NALDI). Les scènes de séduction à léger parfum SM entre Juan et Dona Sol dégagent un érotisme troublant qui vient pimenter un film sinon assez fade et même moralisateur. Ce qui me fait doucement rire sous cape car Juan est implicitement comparé à un bandit qui mérite d'être puni alors qu'il n'a fait qu'assurer le "show". Mais la morale puritaine hypocrite est sauve.

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