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Articles avec #cinema irlandais tag

Le Club des miracles (The Miracle Club)

Publié le par Rosalie210

Thaddeus O'Sullivan (2023)

Le Club des miracles (The Miracle Club)

La promesse du titre est trompeuse: le film ne fait pas de miracle. Le scénario et la mise en scène sont convenus à l'extrême. Chaque scène surligne lourdement les enjeux et la progression dramatique est parfaitement prévisible. Prévisible et maladroite. Le thème du pèlerinage à Lourdes est survolé et finit par n'être qu'un décor unissant trois femmes liées par un secret guère palpitant. J'ai remarqué aussi qu'il y avait des passages confus et mous du genou comme ce qui tourne autour des maris (alors que cela aurait pu être au choix soit très drôle ou bien à l'inverse, dramatique voire tragique. Mais le réalisateur ne choisit pas entre ces deux voies et se contente d'un entre-deux peu satisfaisant). Bref, c'est une oeuvre médiocre qui ne vaut d'être vue que pour deux raisons: sa reconstitution d'époque, plutôt soignée et bien entendu son formidable trio d'actrices Maggie SMITH (dont c'est la dernière apparition au cinéma, à 88 ans), Kathy BATES et la trop rare Laura LINNEY. Dommage que cette dernière joue encore un rôle sacrificiel comme dans "Love Actually" (2003) alors que Kathy BATES se retrouve dans le rôle d'un personnage odieux la plupart du temps. Seule Maggie SMITH échappe en partie au cliché, non pas que son personnage ait été mieux écrit mais parce que l'on perçoit sa grande fragilité et que celle-ci nous émeut.

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The Quiet Girl (An Cailín Ciúin)

Publié le par Rosalie210

 Colm BAIRÉAD (2022)

The Quiet Girl (An Cailín Ciúin)

Très beau film comme je les aime, tout en (apparente) simplicité, délicatesse, subtilité et pudeur. Il commence par nous plonger dans le quotidien d'une frêle fillette irlandaise négligée dans sa famille de fermiers nombreuse et pauvre au début des années 80. Manifestement elle se sent de trop au point de s'effacer, n'ouvrant pas la bouche et se cachant le plus possible. Cependant cela ne suffit pas aux yeux de ses parents qui l'envoient passer l'été chez un couple de cousins éloignés. Des agriculteurs plus aisés et apparemment sans enfants avec lesquels la petite fille va peu à peu nouer le lien affectif qu'elle n'a jamais connu avec ses parents. C'est la naissance de ce lien que dépeint le film à l'aide de minuscules détails qui font toute la différence ainsi qu'un cadre et une photographie somptueuse qui contraste avec l'aspect terne de son milieu d'origine. Des gestes, des attitudes, des marques d'attention tout en retenue qui se déposent les uns après les autres dans le subconscient de la petite fille jusqu'à ressurgir dans un final bouleversant où le flot émotionnel jaillit enfin. La complémentarité des deux membres du couple est remarquablement dépeinte. L'épouse chaleureuse et aimante qui accueille Cáit à bras ouverts. L'époux taiseux et distant qui finit par trouver un chemin pour entrer en communication avec l'enfant dont il apprécie l'économie de paroles et les changements très tangibles que cela entraîne dans leur relation quotidienne. L'amour circule dans la maison au sein du couple et entre le couple et l'enfant en dépit d'un voile de tristesse dont la nature nous est dévoilée par un voisinage indélicat. De quoi méditer sur les injustices du hasard (ou du destin) qui fait tomber certains enfants dans des familles sans amour qui ne leur permettront pas de s'épanouir alors que d'autres ayant les capacités d'aimer n'auront pas de descendance.

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