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Articles avec #cinema argentin tag

Un meurtre pour rien (Los tallos amargos)

Publié le par Rosalie210

Fernando Ayala (1956)

Un meurtre pour rien (Los tallos amargos)

Dernier des trois films noirs argentins des années cinquante restaurés et récemment sortis en France, "Un meurtre pour rien" qui a été réalisé par Fernando AYALA (et non comme les deux autres par Roman Vinoly Barreto) témoigne une fois de plus de la porosité qui existait à cette époque entre les cinémas allemand, hollywoodien et argentin. En ce qui concerne le style expressionniste des films hollywoodiens, la raison en est connue: nombre de réalisateurs allemands représentatifs du genre (tels que Fritz LANG ou Otto PREMINGER) ont poursuivi leur carrière aux USA après avoir fui le nazisme et ont donc importé leur savoir-faire. Mais ce que l'on sait moins, ce sont les échanges entre le cinéma hollywoodien et le cinéma argentin. Ainsi Ricardo YOUNIS, le chef opérateur de "Un meurtre pour rien" a étudié la photographie auprès de l'américain Gregg TOLAND, chef opérateur sur "Citizen Kane" (1940) de Orson WELLES. Et la scène de rêve à forte teneur psychanalytique fait penser à celle de "La Maison du Docteur Edwardes" (1945) autant qu'au fameux "Rosebud".

"Un meurtre pour rien" dont le titre en VO est plus subtil "Les tiges amères" est en effet l'histoire d'un dérèglement mental aux conséquences meurtrières. Le personnage principal est un journaliste raté et endetté jusqu'au cou. Le réfugié hongrois qui s'associe avec lui pour monter une affaire destinée à faire venir sa famille en Argentine va faire les frais de sa paranoïa. L'atmosphère moite qui imprègne le film jusqu'à l'éclatement de l'orage rappelle les polars de Akira KUROSAWA. Dommage que la tension dramaturgique faiblisse sérieusement dans la deuxième partie du film, plus fade jusqu'au rebondissement final très bien pensé.

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Le vampire noir (El vampiro negro)

Publié le par Rosalie210

Roman Vinoly Barreto (1953)

Le vampire noir (El vampiro negro)

Un Buenos Aires filmé dans superbe un noir et blanc expressionniste, un tueur de petites filles aux faux airs de Peter LORRE qui sifflote l'air de "Peer Gynt", un aveugle qui le reconnaît et lance toute la faune des bas-fonds à ses trousses, tout semble désigner "Le vampire noir" comme étant le remake argentin de "M le Maudit" (1931), peu de temps après celui qu'avait proposé Joseph LOSEY, "M" qui transposait l'intrigue aux Etats-Unis.

Ce serait cependant réducteur. Le film, rempli de trouvailles formelles très réussies qui le rapproche de celles de "Le Troisieme homme" (1948) remonte jusqu'aux faits réels d'origine ce qu'indique le titre qui fait référence au surnom qui avait été donné au tueur, Peter Kürten, "le vampire de Düsseldorf". Fritz LANG en avait tiré une métaphore saisissante de la montée du nazisme en Allemagne. Roman Vinoly Barreto reprend l'idée pour faire du bourreau le reflet des tares cachées de son pays. Comme dans "Que la bete meure" (1952) réalisé un an avant, "Le vampire noir" fait la part belle à l'inconscient, qu'il soit individuel ou collectif. La figure de la spirale et celle du souterrain y sont centrales suggérant le vertige et la chute. A la différence du film de Lang, l'assassin est moins victime de pulsions incontrôlables que d'une société qui le rejette et le condamne. Le générique de début et celui de fin qui montrent sa silhouette écrasée par le décor gigantesque d'une cour de justice se passent de commentaire. A chacun de ses crimes, la police soupçonne un innocent qui est en réalité coupable de déviance par rapport aux normes sociales et morales de la société argentine. Et puis surtout, le portrait du professeur se double de celui, tout aussi remarquable de la femme qui l'a vu agir. Une mère célibataire travaillant la nuit dans un cabaret pour élever sa petite fille qui provoque chez le procureur en apparence très droit dans ses bottes un comportement très ambivalent pour ne pas dire détestable. Son épouse estropiée et immobilisée ajoute au malaise général que le film suscite. Olga ZUBARRY dans le rôle de la chanteuse et Nathan PINZON dans celui de l'assassin sont excellents.

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Que la bête meure (La bestia debe morir)

Publié le par Rosalie210

Roman Vinoly Barreto (1952)

Que la bête meure (La bestia debe morir)

Un film noir argentin des années 50 par un réalisateur d'origine uruguayenne qui est aussi la première adaptation, dix-sept avant avant celle de Claude CHABROL, du livre de Nicholas Blake, nom de plume de Cecil Day-Lewis, le père de Daniel DAY-LEWIS.

Une ambiance de polar hollywoodien à la Alfred HITCHCOCK qui explore les tourments de l'inconscient combinée à une critique acerbe de la grande bourgeoisie. La bête du titre, c'est d'abord le chef de famille, Jorge, un odieux tyran qui abuse d'autant plus de son pouvoir qu'il n'est entouré que de femmes, d'enfants ou de subordonnés. Il bat et trompe son épouse, harcèle sa belle-soeur, écrase son beau-fils, insulte et rabaisse tout le monde, excepté sa mère, aussi dure et autoritaire que lui qui semble sortie tout droit de "Les Enchaines" (1945). La mort du despote, montrée dès le début du film est donc un soulagement pour presque tout le monde. Mais le mal a eu le temps de se répandre. Le jeune Ronnie qui a fait disparaître l'arme du crime est accusé de l'avoir empoisonné, d'autres membres de la famille ne sont pas très nets (notamment le mari cocu qui tire sur les rats, allusion au nom de famille de Jorge, Rattery) avant que les soupçons ne se portent sur le petit ami de sa tante, Felix Lane. Celui-ci est le double de Cecil Day-Lewis car lui aussi est auteur de romans policiers et lui aussi a un nom de plume puisqu'il s'appelle en réalité Frank Carter. Mais dans le roman et dans le film, Felix Lane a écrit un journal où il s'accuse du meurtre. Et il a un mobile pour cela que l'on découvre en flashback: Jorge a renversé et tué son jeune fils en voiture avant de prendre la fuite. Roman Vinoly Barreto fait bien ressentir la sensation de vertige que procure le basculement dans la bestialité meurtrière et créé un suspense de chaque instant. Par ailleurs le film a une dimension religieuse qui lui est spécifique avec ses citations tirées de la Bible, sa réflexion sur le mal et sa fin sacrificielle et rédemptrice.

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Jauja

Publié le par Rosalie210

Lisandro Alonso (2014)

Jauja

"Jauja" qui signifie "Eldorado" est une expérience cinématographe assez radicale qui peut dérouter par son ascétisme mais qui s'avère en fait très riche*. Je le rapprocherais d'au moins trois autres films:

- "La Prisonnière du désert" (1956) parce qu'il s'agit d'une épure de western (mais en Patagonie, le réalisateur étant argentin) et que le personnage principal (joué par Viggo MORTENSEN) est un capitaine danois à la recherche de sa fille disparue (volontairement au départ puis "évanouie dans la nature") dans cette immensité sauvage quelque part à la fin du XIX° siècle sur fond de conquête coloniale et de massacre des autochtones.

- "Gerry" (2002) pour les longs plans-séquence d'un homme déraciné qui marche dans un désert sans fin non à la recherche d'une issue mais d'un fantôme.

- "2001 : l'odyssée de l espace" (1968) en raison des failles spatio-temporelles à travers un objet qui ici n'est pas un monolithe noir mais une simple figurine de soldat en bois (du genre casse-noisette). On peut y ajouter un chien et une caverne (et là on pense à "Pique-nique à Hanging Rock" (1975) et à ses mystérieuses disparitions inexpliquées de jeunes filles occidentales en territoire aborigène). Le saut temporel dans notre époque nous amène à nous demander si ce que nous avons vu du XIX° avec ses paysages désertiques et ses tentes pour seuls abris relève d'une histoire qui serait alors généalogique (et expliquerait l'apparition à la fin du XX° des arbres et de la maison, symboles d'enracinement) ou du rêve (le saut temporel commence par le réveil de celle qu'on croit être Ingeborg, la fille du capitaine danois mais il s'avère qu'il s'agit vraisemblablement de sa descendante a moins qu'elle ait dormi 100 ans ce que le château, la forêt peuvent suggérer sans parler de la pelade du chien) ou les deux.

"Jauja" partage avec les deux derniers films l'économie de paroles, le caractère contemplatif (et donc la lenteur), la réduction de l'humain à l'état non de figurine mais de figurant perdu dans un univers beaucoup plus vaste que lui et enfin l'aspect énigmatique car plus le film avance, plus il tend vers l'abstraction, le surnaturel et la métaphysique.

On peut ajouter deux caractéristiques formelles qui relient "Jauja" aux débuts du cinéma: outre le fait que sans être muet, le film n'est pas très bavard, l'image est au format carré 1:33 ce qui surprend, nous qui sommes habitués plutôt au cinémascope pour filmer d'immenses paysages. Enfin celle-ci bénéficie d'une grande profondeur de champ et la composition des plans qui sont fixes se fait selon une diagonale qui amène le spectateur à s'intéresser à deux histoires en parallèle: celle qui se déroule au premier plan et celle qui est esquissée en arrière-plan et n'est pas facilement déchiffrable d'ailleurs. Une manière de suggérer là encore que l'on navigue dans deux dimensions, deux temporalités et deux espaces.

* Il est cependant considéré comme le film le plus accessible de Lisandro ALONSO.

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Dans ses yeux (El secreto de sus ojos)

Publié le par Rosalie210

Juan José Campanella (2009)

Dans ses yeux  (El secreto de sus ojos)


"Dans ses yeux" est du très grand cinéma. Un croisement improbable mais parfaitement réussi entre une histoire d'amour impossible traitée à la manière des mélodrames américains des années 50 comme ceux de Douglas SIRK (je pense particulièrement à "Le Temps d'aimer et le temps de mourir") (1958) ou de David LEAN ("Brève rencontre") (1945) et un thriller politique paranoïaque des années 1970 (mais traité avec un sens du spectaculaire beaucoup plus contemporain dont témoigne l'haletante scène du stade) comme "Conversation Secrète" (1974) de Francis Ford COPPOLA ou "Three days of the Condor" (1975) de Sydney POLLACK. Le tout est captivant de bout en bout, porté par un véritable souffle épique (on pense à David LEAN encore mais cette fois pour "Le Docteur Jivago) (1965)" et raconté de façon non linéaire, à l'aide de flashbacks jouant sur la frontière ténue entre mémoire et onirisme.

Il n'y a qu'une lettre de différence entre "Temo" ("j'ai peur") et "Teamo" ("je t'aime") et pourtant il faudra un quart de siècle à Benjamin Esposito (Ricardo DARÍN, magnifique) pour passer de l'un à l'autre en déclarant sa flamme à l'amour de sa vie, Irene Hastings (Soledad VILLAMIL tout aussi magnifique). De quoi a exactement peur Benjamin? Sans doute de ne pas être "à la hauteur" de la femme qu'il aime. Une femme plus jeune, d'un milieu plus élevé, qui a fait ses études à Harvard et qui est sa supérieure hiérarchique. Et tout est fait pour entretenir cette peur qui confine à l'impuissance. Cela commence par une vision d'horreur qui lui coupe… le souffle. Volontairement, ce beau film très tendre est traversé par des éclairs de violence particulièrement crus. Benjamin est ainsi hanté par la vision traumatisante du corps dénudé et meurtri du cadavre d'une femme violée et assassinée. Sur les photos que lui montre le mari de la victime, il remarque le regard en biais d'un jeune homme dirigé vers elle, Isidoro Gomez. Suivant son intuition*, il parvient à l'arrêter et Irène, à le confondre grâce à ce même regard lubrique et à un déchaînement de propos méprisants sur sa virilité qui le fait sortir de ses gonds. Pas de quoi rassurer Benjamin d'autant que face à son silence persistant, Irène est sur le point de se lier à un autre homme. Cependant, peut-être aurait-il réussi à surmonter ses complexes si Isidoro Gomez (Javier GODINO) n'avait été rapidement libéré pour passer au service du régime en tant que barbouze. Une dictature dont le hideux visage est dévoilé dès les premières scènes du film lorsque deux maçons sont passés à tabac par la police pour leur faire porter le chapeau du meurtre. Isidoro peut pavoiser en exhibant (de nouveau) son "gros flingue" sous le nez d'Irène et de Benjamin qui n'a plus d'autre choix que de partir de cacher dans un trou de souris, son adjoint, sorte de double alcoolique clownesque et pathétique s'étant fait liquider à sa place. Vingt-cinq ans plus tard, devant l'échec manifeste de sa vie marquée par son incapacité à aimer, Benjamin tente enfin de parler en couchant sur le papier toute l'histoire. Un acte thérapeutique destiné à le libérer du poids du passé alors qu'il découvre dans une sorte d'effet-miroir que les anciens protagonistes de l'enquête sont devenus des morts-vivants enfermés dans une boucle perpétuelle de silence et de ressentiment pire que la mort.

* Benjamin comme Isidoro Gomez et comme beaucoup d'hommes est pris au piège d'une vision duale de la femme totalement mortifère, celle de la "sainte putain" qui le condamne soit à l'idéaliser et à la rendre inaccessible soit à la profaner et à la détruire tant le désir masculin est systématiquement assimilé à quelque chose de blessant et de flétrissant. Les deux premières scènes du film se répondent ainsi parfaitement. En même temps qu'une critique en creux des années noires de l'Argentine, le film dépeint une crise de la virilité et du patriarcat.

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Le médecin de famille (Wakolda)

Publié le par Rosalie210

Lucia Puenzo (2013)

Le médecin de famille (Wakolda)

Le grand projet eugéniste des nazis n'incluait pas seulement l'extermination des juifs mais également l'amélioration de la "race aryenne" jusqu'à un idéal de perfection et de pureté censé faire d'eux des dieux sur terre. En attendant ce jour les "fils du soleil" comme ils ne surnommaient devaient vivre en exil, cachés sous de fausses identités après leur défaite en 1945. L'Argentine fut l'une des terres d'accueil de ces nazis en fuite parmi lesquels se trouvait le terrifiant médecin d'Auschwitz, Josef Mengele. Lucía PUENZO a imaginé un épisode fictif de sa vie dans un roman qu'elle a ensuite porté à l'écran. Bien que la mise en scène soit un peu trop illustrative, le film ne manque pas d'intérêt. La première scène où le prédateur observe sa future proie suscite le malaise, de même que celles qui montrent ses carnets de croquis et l'atelier de fabrication de poupées en série qu'il finance, reflet de ses obsessions morbides "d'hygiène raciale". En dépit de son attitude franchement autoritaire et intrusive, ni Lilith qui souffre du harcèlement qu'elle subit à l'école à cause de sa petite taille, ni sa mère (qui est d'origine allemande et a grandi sous le nazisme) ne se méfient de lui. Elles l'accueillent plutôt comme leur bienfaiteur et subissent son emprise. Seul le père Enzo voit tout de suite que le personnage est louche et tente dès lors de l'empêcher d'utiliser sa fille puis ses fils jumeaux nouveaux nés comme cobayes de ses expériences. En arrière-plan de la petite histoire, la grande s'écrit avec l'enlèvement d'Eichmann par le Mossad et la traque infructueuse de Mengele qui réussit à s'enfuir pour le Paraguay puis le Brésil.

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XXY

Publié le par Rosalie210

Lucia Puenzo (2007)

XXY

"XXY" est le premier long-métrage, sensible et délicat de Lucia Puenzo, réalisatrice et scénariste argentine dont le thème récurrent de sa courte filmographie est la relation entre l'humain et la génétique. Là où autrefois les monstres étaient des divertissements de foire, ils sont devenus les cobayes de la médecine qui définit la norme du sujet sain et peut aller jusqu'à violer les droits humains les plus élémentaires comme celui du respect de l'intégrité physique. Pour avoir refusé que leur enfant soit mutilé à la naissance pour entrer dans les cases binaires de la désignation sexuelle*, les parents d'Alex sont mis au ban de la société. Ils passent leur temps à déménager et tentent tant bien que mal de cacher l'hermaphrodisme d'Alex**. Mais celle-ci/celui-ci arrive à l'adolescence et se confronte à l'intolérance et à la violence alors que les parents continuent de subir des pressions sociales pour les inciter à faire opérer Alex. Difficile dans ces conditions de se construire et de chercher sereinement son identité. Alors qu'Alex provoque quitte à prendre ou à donner des coups, elle rencontre une sorte d'âme sœur en la personne d'Alvaro, un timide adolescent de son âge qui se cherche sexuellement et qui à cause de son caractère efféminé est rejeté par son père (lequel comme par hasard est celui qui veut opérer Alex). Mais leur relation est remplie de difficultés et ce qui en ressort est surtout de la douleur. Cependant Alex contrairement à Alvaro a ses parents pour alliés, surtout son père (joué par le génial Ricardo Darin). Celui-ci souffre en silence, serre les dents, explose de rage parfois contre ceux qui s'en prennent à son fils mais il cherche surtout à comprendre et à donner à son enfant la possibilité de choisir qui il veut être.

* Les opérations des enfants intersexués sont très fréquentes. En France en 2016, on les estimaient à 2000. En plus de cela, elles s'accompagnent d'un traitement hormonal qui doit être pris à vie pour correspondre aux canons du sexe qui a été assigné à la naissance par les médecins. Dans le film Alex décide de ne plus prendre les corticoïdes qui doivent l'empêcher de se masculiniser.

** Alex a la même forme d'hermaphrodisme (le syndrome de Klinefelter caractérisé par l'anomalie chromosomique XXY qui est aussi évocatrice d'une mutilation ou incomplétude) que celle qui est dépeinte dans le roman "Middlesex" de Jeffrey Eugénides (l'auteur de "Virgin Suicides" adapté par Sofia Coppola
). Elle est assignée enfant au genre féminin avant que l'adolescence ne révèle que ses caractères dominants sont masculins. Cet hermaphrodisme s'accompagne par ailleurs d'infertilité. Alex semble cependant plutôt attiré par les garçons alors que dans "Middlesex", Calliope est attiré par les filles. L'hermaphrodisme invalide totalement les assignations de genre binaires tout comme les stéréotypes sexués en démontrant qu'il existe un continuum entre les deux sexes et de multiples cas d'entre-deux.

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