Jim Queen
Marco NGUYEN et Nicolas ATHANÉ (2026)
Vous avez aimé Philippe KATERINE en schtroumpf aux JO de 2024? Alors vous allez l'adorer dans le rôle de la prostate en 2026 et ce même si ce n'est qu'un caméo. C'est l'un des nombreux gags du film d'animation "Jim Queen", un film pop certes parfois confus (surtout quand on ne connaît pas les codes du milieu gay) mais hilarant, au rythme enlevé et bourré d'humour trash. Le pitch? Une pandémie touche les gays. Son nom, l'hétérose qui comme son nom l'indique convertit malgré lui celui qui en est atteint à l'hétérosexualité. Celle-ci est représentée comme un standard de beaufitude avec les molécules en forme de ballon de foot et une épidémie de hits de Patrick SEBASTIEN. Il n'y a pas que dans "Le Sens de la fete" (2016) que faire tourner les serviettes est le summum du ringard. La satire n'épargne pas davantage les gays et leurs querelles de chapelles. Certaines très connues et ayant déjà fait l'objet de films comme "Cruising, La chasse" (1980) sur les cuir SM ou "Priscilla, folle du desert" (1994) et "Hedwig and the angry inch" (2001) sur les drag queens. D'autres moins connus comme les bears qui sont évidemment représentés dans le film d'animation par des ours ou les fétichistes des chaussures de sport. Jim Parfait est quant à lui une montagne de muscles qui incarne la norme dominante du milieu gay urbain axée sur le culte du corps et des réseaux sociaux. Sa maladie va l'obliger à descendre de son piédestal pour faire équipe avec Lucien qui est son exact opposé, un éphèbe gracile sur-couvé par sa mère ministre, Christine Bayer, allusion probable à Christine Boutin dont les méthodes répressives donnent lieu à une scène tordante. Evidemment les charlatans sont légion, notamment un certain docteur "Ra(g)oult" adepte de la "chloroqueer"! Un excellent moment.
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