Autofiction (Amarga Navidad)
Pedro Almodovar (2026)
Pedro ALMODOVAR serait-il en panne d'inspiration? En tout cas son dernier opus "Autofiction" ne fera pas partie de ses oeuvres les plus impérissables, quel que soit son futur sort à Cannes. Cela tient à plusieurs facteurs:
- Un casting dont l'aspect le plus saillant est le caméo de Rossy DE PALMA.
- Une mise en abyme dans laquelle il filme cette panne d'inspiration et qui donc repose donc sur beaucoup de vide.
- Des personnages peu sympathiques, que ce soit Raul l'écrivain qui vampirise la vie de ses collaborateurs ou son personnage principal, Elsa qui passe son temps à se plaindre de migraines et qui est servi comme une reine, y compris à l'hôpital.
- Même le point fort de Pedro ALMODOVAR, à savoir insérer dans ses films de magnifiques séquences dansées ou chantées sonne faux ici. Le striptease de Bonifacio n'est pas sexy, il est juste obscène, les chansons ne sont pas agréables à écouter. On frôle l'autoparodie ou bien une volonté délibérée de sabotage. C'est sans doute la deuxième option qui est la plus probable: en filmant un metteur en scène sans scrupules qui s'aliène son entourage, il montre que l'oeuvre qu'il réalise est au final laide et stérile.
Peut-être que Pedro ALMODOVAR qui a toujours échoué à obtenir la Palme d'or s'est dit qu'il fallait servir au festival de Cannes le cinéma cérébral qu'il aime: la mise en abyme, le créateur en crise, la porosité entre le vrai et le faux, les jeux de miroirs. Le résultat est un exercice de style maîtrisé ce qui est quand même le minimum pour un cinéaste de cette envergure mais froid et sec.
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