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Get Shorty, Stars et truands (Get Shorty)

Publié le par Rosalie210

Barry Sonnenfeld (1995)

Get Shorty, Stars et truands (Get Shorty)

Le cinéma et le grand banditisme, c'est une longue histoire très fructueuse, le plus souvent traité sur un mode sérieux. Mais dans "Get Shorty" (1995), on est plutôt dans la comédie satirique. Le monde du cinéma y est tourné en dérision en y étant comparé à celui des gangsters. Le héros est un cinéphile passionné qui connaît par exemple par coeur les répliques de "La Soif du mal" (1957) (dont on a plaisir à revoir la fin) et le contexte de sa réalisation. Normal, c'est John TRAVOLTA qui s'y colle, missionné par un Quentin TARANTINO qui préférait à "ZigZag Movie" (le futur "Get Shorty") un autre roman de Elmore Leonard, "Punch Creole" qui allait devenir "Jackie Brown" (1997). Mais Chili, le personnage joué par John TRAVOLTA est aussi un truand qui décide de devenir producteur le jour où il découvre que le monde du cinéma est un business comparable à celui de la pègre: la combine et l'arnaque y règnent en maître et on s'y embrouille pour de stupides querelles d'ego. Le film devient alors un défilé de personnages grotesques où les hommes de cinéma décrochent le pompon de la bêtise. C'est parce qu'ils sont savoureux qu'ils sont incarnés par deux grands noms du cinéma. D'une part Gene HACKMAN est un producteur de films d'horreur de série z qui a des prétentions artistiques. Et de l'autre, Martin Weir (Danny DeVITO) joue un acteur imbu de lui-même: image déclinée sur tous les supports (films, livres, magazines), portraits en Napoléon et Jules César, propos pastichant la méthode de l'Actors Studio qui est gentiment égratignée. J'ai trouvé en revanche le monde des truands moins inspiré mais la scène finale en forme de mise en abyme (avec un cameo de Harvey KEITEL, lui aussi échappé de "Pulp Fiction") (1994) est vraiment très sympa.

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