L'Année Juliette
Philippe Le Gay (1995)
C'est avec "L'année Juliette" que j'ai cerné pour la première fois à sa sortie au cinéma il y a trente ans le personnage inventé par Fabrice LUCHINI dès ses premiers films ("Les Nuits de la pleine lune" (1984) et "La Discrete" (1990) surtout): un séducteur lunaire, mythomane et bonimenteur à l'imagination prolifique et romanesque et qui finit toujours par s'empêtrer dans sa confusion entre le réel et la fiction. Cependant, contrairement à nombre d'autres films, il ne joue pas ici un rôle d'intellectuel cultivé ou d'amoureux des lettres mais celui d'un séducteur immature et indécis menant de front deux relations qui pour ne pas s'engager tombe dans la mythomanie en s'inventant une petite amie imaginaire: la fameuse Juliette du titre. Non à partir d'un livre mais d'un nom entendu à l'aéroport, d'une confusion de valises (comme dans "Frantic") (1988), d'une affiche de concert et de la description d'un mélomane par lequel on apprend qu'elle porte une longue tresse noire. Même si nombre de situations créé par Camille font sourire (l'achat de vêtements par exemple), ses mensonges finissent par se retourner contre lui en même temps que son fantasme s'évapore dans un final aussi absurde que dramatique. Notons que "L'année Juliette" est pour Fabrice LUCHINI le premier film d'une fructueuse collaboration avec le réalisateur Philippe LE GUAY.
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