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Le Jour du fléau (The Day of the locust)

Publié le par Rosalie210

John Schlesinger (1975)

Le Jour du fléau (The Day of the locust)

Bien avant des films tels que "Mulholland Drive" (2001)" ou "Babylon" (2021), , "Le Jour du fléau" réalisé par John SCHLESINGER en 1975 déconstruisait le mythe hollywoodien en tirant à boulets rouges sur l'usine à rêves à son apogée dans les années 30 pour en faire ressortir les aspects les plus glauques. De fait, ce travail de démolition accouche de quelques scènes satiriques spectaculaires comme celles du prêche, de la destruction du décor de Waterloo et d'un final "apocalyptique" presque prophétique (Hollywood qui brûle fait penser aux incendies récents de Los Angeles) mais contient aussi beaucoup de lourdeurs et de redondances. John SCHLESINGER maîtrise mal le rythme et la progression dramatique de son film qui patauge trop souvent dans la semoule. De fait, sa durée (2h24) aurait gagnée à être raccourcie d'autant qu'on a vite fait le tour des personnages, réduits pour la plupart à n'être que des pantins grimaçants. Je pense à l'insupportable gamin "Adoré" qui finit à l'état de bouillie pour chat dans un déchaînement pulsionnel ardemment souhaité par un spectateur à bout de patience mais le pitoyable clown bonimenteur joué par Burgess MEREDITH tape tout autant sur les nerfs. Au milieu de cet énorme et grotesque barnum parfois fatigant à force de caricature et d'hystérie, les deux personnages principaux, sans doute trop archétypaux, font un peu pâle figure. D'un côté le jeune décorateur idéaliste qui va perdre toutes ses illusions au contact de la réalité (William ATHERTON) est beaucoup trop lisse malgré une ou deux scènes où il se laisse aller à ses pulsions les plus sombres. De l'autre, la petite starlette du genre "blonde idiote" dont il est amoureux (Karen BLACK) est plus un moyen d'illustrer la débauche du milieu que celui des rêves déçus. Nombre de personnages qui tournent autour d'elle comme ses deux "boys" qui font penser à ceux qui accompagnaient Ava GARDNER dans "La Nuit de l'iguane" (1964) sont sous voire pas du tout employés. Seul l'étrange personnage joué par Donald SUTHERLAND suscite l'intérêt. Déjà parce qu'il s'appelle Homer Simpson ce qui pour un spectateur d'aujourd'hui ne manque pas de sel. Mais aussi parce qu'il semble être en quelque sorte l'incarnation du sauvage dans "Le meilleur des mondes". Inutile de préciser que ça ne finira pas très bien pour lui.

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