Youssef Salem a du succès
Baya Kasmi (2021)
"Youssef Salem a du succès" est l'exemple emblématique d'un film qui aurait pu être une réussite si les auteurs avaient été jusqu'au bout de leur idée de départ. Car celle-ci est vraiment drôle, intelligente et originale. A savoir créer un personnage d'écrivain d'origine maghrébine qui rencontre le succès avec un roman satirique sur les tabous familiaux en matière de sexualité et d'identité mais qui n'assume pas l'inspiration autobiographique et fait des pieds et des mains pour empêcher ses parents, musulmans traditionnels de découvrir le contenu de son livre. Une trame de comédie en or dans laquelle brille Ramzy BEDIA mais gâchée par une écriture paresseuse. Plus le film avance, plus la déception et la frustration augmentent. On ne compte plus les invraisemblances, de l'auteur qui prétend cacher son livre à sa famille mais publie sous son vrai nom et passe dans toutes les émissions littéraire que son père, féru d'orthographe et d'histoire regarde au premier amour (Vimala PONS) qui réapparaît 30 ans après, 100% dispo comme un fruit mûr à point juste pour tomber dans ses bras. A cela vient s'ajouter une description du milieu littéraire très caricaturale. A l'image de leur personnage de gros couard, Baya KASMI et son co-scénariste, Michel LECLERC esquivent la confrontation attendue au profit d'une pirouette finale tellement grotesque qu'ils n'y croient pas eux-mêmes et ne font rien pour dissimuler qu'ils l'ont bâclée, sans doute pris au piège d'une trame qu'ils ne savaient pas comment conclure.
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