Central do Brasil
Walter Salles (1998)
J'ai profité de son passage sur Arte pour regarder "Central do Brasil" dont j'avais beaucoup entendu parler depuis que j'ai découvert Walter SALLES avec le remarquable "Je suis toujours la" (2023). Je suis plus mitigée sur "Central do Brasil" en dépit de la ribambelle de prix prestigieux qu'il a reçu. Peut-être que j'en attendais trop. Je l'ai trouvé en fait inégal. Ce que j'ai préféré, c'est la seconde partie, plus fluide et plus ample narrativement que la première qui se calque sur la valse-hésitation de Dora, une ex-institutrice à la retraite amorale qui se retrouve brutalement avec un gamin sur les bras dont elle ne sait que faire. Je me dis que ce gamin, c'est sa conscience qu'elle a laissé au vestiaire ou plutôt dans le tiroir à l'image des lettres qu'elle écrit pour de pauvres gens illettrés mais n'envoie pas quand elle ne les déchire pas. Dans cette première partie, le récit patine, se répète, bref je l'ai trouvé laborieux. Quand Dora et Josué prennent la route, le récit s'ouvre, laisse entrer les émotions et parallèlement radiographie de façon remarquable la société brésilienne avec quelques passages saisissants (la scène du pèlerinage et plus généralement le poids de la religion dans la société qui marque autant que sa violence). La fin est cependant en deçà de ce que l'on pouvait espérer et n'arrive pas à la hauteur du film auquel "Central do Brasil" fait immanquablement penser, "Gloria" (1980).
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