La Chanson du passé (Penny Serenade)
George Stevens (1940)
"La Chanson du passé" est un film bancal dès sa conception. Construit sur des séquences en flashbacks introduites par des disques que l'épouse (Irene DUNNE) écoute avec mélancolie comme si en chacun était gravé un morceau de l'histoire de son couple sur le point de se terminer, il commence pourtant sur un ton assez léger en narrant leur rencontre dans un magasin de disques justement. Une structure qui a peut-être inspiré celle de "5x2" (2004) mais le contenu est bien différent. Après un début plutôt sympathique d'autant que l'on retrouve Cary GRANT en charmeur immature irrésistible, le film s'enlise dans un mélodrame plombé par les valeurs américaines selon lesquelles le couple n'a pas de sens s'il ne fonde pas une famille. Cette question devient une obsession pour le couple accablé par les malheurs mais qui rebondit avec une facilité qui finit par mettre mal à l'aise. L'enfant est tantôt montré comme un ange sur le point de monter au ciel avec une symbolique particulièrement lourde (et la séquence est interminable en plus), tantôt comme un objet de consommation parfaitement remplaçable. Cary GRANT en fait des tonnes dans le pathos ce qui m'a mis mal à l'aise, notamment dans la scène où il supplie le juge de leur laisser la garde de l'enfant. Quant à la fin, elle laisse pantois.
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