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Un singe en hiver

Publié le par Rosalie210

Henri Verneuil (1962)

Un singe en hiver

J'avoue ne goûter que très modérément à ce type de films "fort en gueule" et en "bons mots" dans lesquels un, deux, trois... dix "poteaux" du cinéma français se retrouvent dans un bel entre-soi pour jouer à celui qui gueulera le plus fort et pissera le plus loin. Des films célébrant l'amitié virile et faisant la part belle aux numéros d'acteurs en roue libre pullulent dans le cinéma français car c'est une recette qui marche. Alors je n'avais pas plus envie que ça de découvrir "Un singe en hiver" qui a été pour moi pendant longtemps associé à un titre du groupe Indochine (sans doute le lien, ténu avec le Yang-Tsé-Kiang ^^). Et puis je suis assez imperméable aux dialogues de Michel AUDIARD (je me souviens d'une soirée où tout le monde se marrait en se remémorant les meilleures répliques de "Les Tontons flingueurs" (1963) alors qu'à l'époque, ça ne me faisait pas rire du tout. Depuis, quelques phrases associées aux mimiques de Bernard BLIER arrivent quand même à m'amuser ^^). La mort de Jean Paul BELMONDO m'a donné l'occasion de le voir. Il y est absolument excellent (et plus je vois ses films, plus je me rends compte du charme fou qu'il dégageait dans sa jeunesse et de la richesse de son jeu à ses débuts) et forme un duo savoureux et truculent avec Jean GABIN bien que celui-ci cabotine à qui mieux mieux comme dans la plupart des films de la fin de sa carrière. Ca casse un peu la force des scènes mélancoliques qui succèdent aux beuveries hystériques de ces deux hommes inaccomplis dont il est clair que pour le plus âgé, l'heure est passée. Pour le reste on a quand même une histoire convenue cochant à peu près toutes les cases du film de mecs cité au début de cet avis. Les femmes y sont dépeintes soit comme des briseuses de rêves (et de coeur), soit comme des empêcheuses de se saouler en rond (ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier de revoir Suzanne FLON dans le rôle ingrat de l'épouse rabat-joie) soit comme des tenancières de bar ou de bordel. Sans parler du mauvais goût absolu d'avoir convoqué un sosie de Landru (Noël ROQUEVERT) dont les deux épouses sont mortes pour jouer le complice en "400 coups" de l'infernal duo...

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