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Les Marx au grand magasin (The Big Store)

Publié le par Rosalie210

Charles Reisner (1941)

Les Marx au grand magasin (The Big Store)

Les Marx au grand magasin est le 11° film des frères Marx et le 5° tourné à la MGM. Comme ses deux prédécesseurs (At the Circus et Go West) The Big Store enregistre le lent mais inexorable déclin du trio. Certes ceux-ci restent excellents (et c'est pourquoi le film est passé à la postérité) mais ils ne se renouvellent plus et surtout l'âge entame sérieusement leur condition physique ce qui affaiblit leur puissance comique. Par exemple la scène de course-poursuite finale en patins à roulette aurait été meilleure 10 ans plus tôt car elle n'aurait pas été assurée par des doublures et donc filmée de loin (néanmoins ce style de scène n'a plus rien à voir avec les gags visuels personnels des Marx). Il faut dire que les scénarios sentimentaux et répétitifs de la MGM n'aident pas à emballer le rythme. Sans parler de numéros musicaux encore plus ennuyeux que d'habitude hormis ceux des Marx. La scène où Chico et Harpo jouent du piano à 4 mains est drôle et émouvante et ce d'autant plus qu'elle comporte une part d'autobiographie. La mère des Marx qui voulait rentabiliser au maximum le professeur qu'elle payait voulait en effet que son fils aîné Léonard (Chico) donne des leçons de seconde main à son cadet Adolph (Harpo) qui en réalité a appris plus ou moins à en jouer tout seul. Ce dernier donne justement dans le film un solo de harpe particulièrement ravissant, costumé comme un marquis du XVIII et entouré de miroirs qui dupliquent son image ou la dédoublent, l'une faisant du violon, l'autre du violoncelle etc.

The Big store marque également la dernière collaboration des Marx avec Margaret Dumont ce qui donne lieu comme toujours à de superbes scènes de marivaudage avec Groucho. Le maintien aristocratique de Margaret Dumont, son excellent sens du rythme et de la mise en place, son infinie patience et sa bonne humeur sans limites (les frères lui en faisaient voir de toutes les couleurs mais elle était sous leur charme) ont fait d'elle plus qu'une bonne partenaire. Elle a incarné à elle seule toute la pompe et la prétention de l'aristocratie ce qui en a fait une cible portative de choix pour les Marx tout au long de leur carrière.

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