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Articles avec #court-metrage tag

Il fait beau dans la plus belle ville du monde

Publié le par Rosalie210

Valérie Donzelli (2008)

Il fait beau dans la plus belle ville du monde

Délicieux petit court-métrage d'une douzaine de minutes réalisé par Valérie Donzelli sur le thème de la rencontre amoureuse.

Cela commence par un échange de messages entre un chanteur et une "fan" qui en dépit de leurs efforts ne parviennent pas à fixer un rendez-vous. Cette première partie explore toutes les facettes de la rencontre virtuelle, de la correspondance épistolaire sur fond de clavecin à la communication high-tech sur clavier et smartphone. Là-dessus se greffe une esthétique de roman-photo très "cliché" qui joue sur le contraste entre le romanesque de la correspondance et le prosaïsme de la réalité quotidienne.

La deuxième partie, proche de l'esthétique de la nouvelle vague (décors naturels, sons bruts et désyncronisés etc.) raconte leur rencontre dans le monde réel et fait intervenir au premier plan la réalité du corps. Elle et son gros ventre de femme enceinte, lui, ses allergies et son gros pull inadapté à la saison et entre eux, une fiente de pigeon! L'aspect pataud de cette rencontre est également marqué par les silences gênés des deux personnages qui ne savent pas trop quoi faire d'eux-même. Puis, en mettant en mouvement les corps (par la marche et la parole), la gêne se transforme en intimité. Le tout filmé en caméra super 8 comme un film de famille. 

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Les héros sont immortels

Publié le par Rosalie210

Alain Guiraudie (1990)

Les héros sont immortels

Premier film réalisé par Alain Guiraudie, "Les héros sont immortels" est un court-métrage d'une quinzaine de minutes réalisé en 1990. Il constitue une excellente introduction à son univers. En dépit du fait qu'il a été réalisé avec 3 francs six sous, le film porte la patte du cinéaste aussi bien sur le plan formel que sur le plan thématique. Sur le plan thématique, le film se concentre sur la discussion de deux hommes qui se retrouvent chaque nuit devant la porte d'une église pour attendre leur Godot éditorial. L'un des deux n'est autre qu'Alain Guiraudie himself qui espère que le "renouveau de la culture" passera "par les places aveyronnaises". Son accent, celui de son compère et les nombreuses allusions régionales (à Decazeville et à Rodez) ancrent son cinéma dans un terroir bien défini. Sur le plan formel, la mise en scène se distingue déjà par sa rigueur et son sens de l'épure. Elle est rythmée par de subtiles variations autour d'un canevas immuable: la marche vue de dos de l'un des deux hommes sur fond musical le long de la rue qui mène à l'église, les retrouvailles, l'attente, le départ

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Baby-Sitting Jack-Jack (Jack-Jack Attack)

Publié le par Rosalie210

Brad Bird (2004)

Baby-Sitting Jack-Jack (Jack-Jack Attack)

Ce court-métrage est un excellent complément au film "Les Indestructibles". Il montre une séquence (tournée et coupée car elle "spoliait" la fin!) qui reste hors-champ dans le long-métrage, celle des démêlés de la jeune Kari avec Jack-Jack, le bébé qu'elle est chargée de garder au moment où le reste de la famille part sauver le monde. La levée du déni des super-pouvoirs de cette famille qui a tout fait pour faire croire qu'elle était comme les autres a donc des répercussions immédiates sur le bébé et c'est la baby-sitter qui fait les frais de ses talents digne des X Men (qui vont de la lévitation à la téléportation en passant par l'inflammabilité, les rayons-laser sortant des yeux et la capacité à traverser les murs).

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Martin et la lumière fantôme (Martin and the Ghostlight)

Publié le par Rosalie210

John Lasseter et Dan Scanlon (2006)

Martin et la lumière fantôme (Martin and the Ghostlight)

Martin-crétin dans Cars équivaut aux Mignons-crétins dans Moi, moche et méchant: ça fonctionne bien sur un court-métrage ou en tant que personnage secondaire vecteur de gags d'un long-métrage. En revanche, quand on le prend comme protagoniste principal d'un long-métrage, le résultat est catastrophique (Cars 2, Les Minions). Heureusement ici, il s'agit d'un court métrage qui fonctionne sur le canevas d'une recette éprouvée, celle de l'arroseur arrosé. Martin qui aime faire des blagues à ses amis se prend un retour de boomerang dans la carlingue. Pris au piège de sa crédulité, il en est quitte pour une bonne frousse. L'ensemble est amusant et enlevé. On passe un bon moment.

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On n'entre pas (Ask Father)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach (1919)

On n'entre pas (Ask Father)

"On n'entre pas" est un petit bijou de comédie slapstick à la mécanique burlesque parfaitement huilée. Un jeune homme (Harold Lloyd), amoureux d'une jeune fille riche très courtisée réussit à s'imposer auprès d'elle en jouant des coudes et en la couvrant de cadeaux. Il décide de demander sa main à son père. Mais celui-ci, un homme d'affaires très occupé, est inaccessible. Qu'à cela ne tienne, Lloyd va imaginer toute une série de stratagèmes pour atteindre son bureau, bien gardé par deux agents de sécurité aux méthodes musclées ainsi que divers pièges dignes d'un cartoon (tapis roulant, trappe...) Les chutes acrobatiques et les coups pleuvent à chaque nouvelle tentative, tout cela pour faire chou blanc au final. Suivant l'adage "Qui va à la chasse perd sa place", pendant que Lloyd était occupé avec le père, la belle lui a filé entre les doigts en se mariant avec un autre. C'est pourquoi la fin ajoute une touche d'humour noir lorsque Lloyd se console auprès de l'opératrice (Bebe Daniels): elle a perdu son père ce qui le soulage car cela lui évitera des démarches compliquées.

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Pour le coeur de Jenny (An Eastern Westerner)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach (1920)

Pour le coeur de Jenny (An Eastern Westerner)

"Pour le cœur de Jenny" ou bien "Viré à l'ouest" est une parodie burlesque du western qui mêle cascades, coups de feu et chevauchées. Mis au vert après avoir été puni par son père pour avoir semé la pagaille dans les soirées dansantes de la grande ville (un passage très drôle) Harold Lloyd joue un fils à papa qui redouble d'ingéniosité pour séduire (le gag bien trouvé du faux lasso est hilarant) ou pour tricher aux cartes dans un saloon. La course-poursuite finale où Lloyd accomplit des prouesses d'agilité évoque "Naissance d'une nation" avec des Anges masqués qui ressemblent beaucoup aux membres du Ku Klux Klan. Dommage que le scénario soit sans queue ni tête, cela affaiblit le film.

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Voyage au paradis (Never Weaken)

Publié le par Rosalie210

Fred C. Newmeyer et Sam Taylor (1921)

Voyage au paradis (Never Weaken)

"Never Weaken" est le dernier court-métrage d'Harold Lloyd et l'un des plus saisissants. En effet il préfigure "Safety Last" et "A la hauteur" par ce mélange de comique et de frissons qui est sa marque de fabrique. Le film qui dure environ 30 minutes se divise en 3 parties:
- Une séquence slapstick très amusante où Lloyd à l'aide d'un complice escroque les passants pour remplir le cabinet d'ostéopathie où travaille la fiancée de Lloyd. Les gags ne sont jamais répétitifs et gardent un niveau d'excellence constant.
- Une séquence basée sur un quiproquo où Lloyd veut se suicider mais rate toutes ses tentatives essentiellement par couardise. On pense au "Manoir hanté" qui fonctionne en partie sur le même principe sauf que les mécanismes de ratage des tentatives de suicide y sont beaucoup plus spectaculaires et inventifs, la séquence se déroulant en extérieur et non dans une pièce confinée comme ici.
- Le clou du spectacle est en effet la séquence "vertige des hauteurs" où Lloyd assis sur une chaise se retrouve suspendu au-dessus du vide puis effectue un numéro d'équilibriste sur les poutrelles d'un bâtiment en construction. Frissons garantis!

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Un, deux, trois...Partez! (The Marathon)

Publié le par Rosalie210

Alfred J. Goulding (1919)

Un, deux, trois...Partez! (The Marathon)

Court-métrage d'une dizaine de minutes, "The Marathon" est une course-poursuite entre prétendants d'une jeune fille de bonne famille dans laquelle Harold, modeste jeune homme va semer la zizanie. Pour échapper à la colère du père et de ses rivaux, il imagine des stratagèmes hilarants. Le plus réussi de tous étant sans conteste la scène du miroir brisé qui à inspiré Max Linder deux ans plus tard pour "7 ans de malheur". La similitude des deux scènes est frappante, celle du film de Lloyd étant juste moins développée que celle de Linder, format court oblige. Ajoutons que la paternité de cette scène de miroir ne revient ni à Lloyd ni à Linder. On en trouve déjà une version embryonnaire dans "Charlot chef de rayon" réalisé par Chaplin pour la Mutual en 1916.

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Harold à la rescousse (By the Sad Sea Waves)

Publié le par Rosalie210

Alfred J. Goulding (1917)

Harold à la rescousse  (By the Sad Sea Waves)

"Harold à la rescousse" est l'un des premiers courts-métrages d'Harold Lloyd dans son personnage de "l'homme aux lunettes d'écaille". Il s'agissait de le tester auprès du public américain pour voir si celui-ci allait mordre à l'hameçon. Bien entendu la réponse fut oui et Lloyd devint le troisième grand comique burlesque américain de cette période avec Chaplin et Keaton.

"Harold à la rescousse" est une comédie irrésistible par son rythme échevelé, la variété de ses gags et sa justesse d'observation. En endossant frauduleusement le costume du maître-nageur pour faire tomber toutes les filles à ses pieds, Lloyd caricature avec jubilation un emploi qui dans le film consiste plus à se faire mousser qu'à sauver son prochain. Le vrai maître-nageur de l'histoire est d'ailleurs vieux, gros et antipathique ce qui ne l'empêche pas d'avoir du succès. S'y ajoute une séquence vaudevillesque hilarante où Lloyd en véritable sale gosse intervertit les panneaux accrochés aux portes des cabines de douche et de déshabillage ce qui crée toutes sortes de quiproquos mettant en péril la paix des ménages

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Le manoir hanté (Haunted Spooks)

Publié le par Rosalie210

Alfred J. Goulding et Hal Roach (1920)

Le manoir hanté (Haunted Spooks)

L'image la plus célèbre d'Harold Lloyd après celle où il est suspendu à une horloge est celle où ses cheveux se dressent sur sa tête. Elle provient du "Manoir hanté" qui en dépit de son titre n'est pas qu'une histoire de fantômes. C'est avant tout un court-métrage burlesque qui progressivement glisse dans le fantastique ou plutôt dans l'illusion du fantastique car après-coup, toutes les apparitions trouvent une explication rationnelle. Il y a l'oncle avide d'hériter du manoir qui cherche à faire déguerpir les jeunes gens en les effrayant. Il y a aussi l'intervention aggravante des serviteurs noirs, crédules et morts de peur selon les clichés racistes en vigueur à l'époque.

Il n'y a pas que le fantastique qui est déjoué dans ce film que l'on pourrait renommer "La perte des illusions" et ce à plusieurs niveaux. Les tentatives de suicide de Lloyd qui se soldent toutes par un échec jouent beaucoup sur l'illusion (le pistolet est factice, le lac est peu profond, le tramway change de direction au dernier moment etc.) D'autre part le mariage en prend pour son grade. Ainsi le jeune premier élégant joué par Harold Lloyd déploie une énergie considérable pour demander la main d'une fille qui pendant ce temps se console dans les bras d'un autre. Ce n'est pas mieux avec l'héritière du manoir qui a besoin d'un mari juste pour pouvoir hériter. L'avocat débarque alors avec un kit prêt à l'emploi: Lloyd (attrapé dans la rue alors qu'il allait tenter une énième fois de se suicider), des alliances, un prêtre et un livre de cuisine (la vision de la femme est tout aussi cliché que celle des noirs). Seule l'épreuve de la nuit dans le manoir transforme le mariage d'intérêt en vrai couple.

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