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Articles avec #court-metrage tag

Oh! La belle voiture (Get Out and Get Under)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach (1920)

Oh! La belle voiture (Get Out and Get Under)

Pour une fois, le titre français qui sonne ironiquement correspond au sens du titre en VO. "Get Out and Get Under" signifie en effet que dans les années 10 les conducteurs passaient plus de temps hors du véhicule qu'à l'intérieur tant les pannes étaient fréquentes.

L'histoire est des plus classiques. En parfait représentant de la classe moyenne américaine des années 20, Lloyd s'endette pour s'acheter une Ford T. Il compte bien épater la galerie avec ce symbole de réussite sociale mais très rapidement il perd le contrôle du véhicule qui lui en fait voir de toutes les couleurs. Après s'être enrayée et avoir attiré tous les fâcheux du coin, la belle mécanique s'emballe, provoquant le chaos et une course-poursuite avec des policiers qui est le meilleur moment du film. Les ruses de Lloyd pour échapper à ses poursuivants sont inventives et hilarantes. Mais le film reste inégal notamment parce qu'il a bien du mal à démarrer (c'est le cas de le dire) avec une séquence de rêve sans rapport avec le reste du film et qui ne lui apporte rien.

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Harold bonne d'enfant (Now or Never)

Publié le par Rosalie210

Fred C. Newmeyer, Hal Roach (1921)

Harold bonne d'enfant (Now or Never)

Un film de trois bobines qui se déroule principalement à bord d'un train-couchettes. Plus exactement sous le train, puis dans le train, puis sur le toit du train. Lloyd utilise le moyen de locomotion comme machines à gags de manière très efficace et n'hésite pas à multiplier les situations périlleuses en casse-cou qu'il était. La séquence dangereuse où il court sur le toit du train en sens inverse de la marche avec l'entrée du tunnel à moins d'un mètre de sa tête fait frissonner. Les scènes dans les couchettes rappellent tellement "Certains l'aiment chaud" qu'on se demande si Billy Wilder ne s'en est pas inspiré. D'autant que pour surveiller Dolly, la petite fille dont il a la charge, Lloyd est obligé de lorgner dans le cabinet de toilettes des femmes. Celui des hommes privé de miroirs les oblige à faire leur toilette à l'aveugle au milieu des soubresauts du train: gaffes garanties!

D'autre part Lloyd s'avère être un pro du système D. Il n'a pas de billet? Il en vole un à un voyageur en retard qui n'arrive pas à monter à bord. Il cède sa couchette à Dolly et n'en a pas pour lui-même? Il réussit à faire montrer deux ivrognes dans la même couchette et s'empare de celle qui reste vacante. La gamine lui demande un verre de lait? Il tire le frein d'arrêt d'urgence et va en chercher directement sur le pis de la vache dans la ferme en face de laquelle ils se sont arrêtés. Le contrôleur les poursuit? Il fait semblant de faire descendre Dolly puis la récupère à l'arrière du train etc.

Enfin la séquence inaugurale est une référence à un film de 1917 réalisé par Maurice Tourneur et dans lequel jouait Mary Pickford, "Une pauvre petite fille riche". Sauf qu'à l'inverse du film de 1917, Dolly est aimée par sa bonne jouée par Mildred Davis.

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De la coupe aux lèvres (From Hand to Mouth)

Publié le par Rosalie210

Alfred J. Goulding et Hal Roach (1919)

De la coupe aux lèvres (From Hand to Mouth)

Harold Lloyd est à tort considéré comme moins important que Chaplin et Keaton. Pourtant "From hand to mouth", l'un de ses meilleurs courts-métrages comiques réalisé en 1919 a une parenté avec l'un et l'autre. D'une part il rappelle fortement le "Kid" et "Une vie de chien". Ici Lloyd ne joue pas au col blanc mais au SDF affamé qui cherche toutes sortes d'expédients pour assouvir son appétit aidé d'une gamine (Peggy Cartwright qui a commencé sa carrière bébé dans "Naissance d'une nation" en 1915!) et d'un chien. D'autre part la géniale scène de course-poursuite finale où Lloyd entraîne à sa suite de plus en plus de policiers ressemble beaucoup au style Keaton, de même que celle où il poursuit à vélo le gang qui a enlevé la riche héritière.

C'est le premier film d'Harold Lloyd avec Mildred Davis qui remplaçait alors Bebe Daniels partie travailler avec Cecil B. DeMille.

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Harold chez les pirates (Captain Kidd's Kids)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach (1919)

Harold chez les pirates (Captain Kidd's Kids)

"Harold chez les pirates" est l'un des tous premiers films de deux bobines d'Harold Lloyd. Ayant plus de moyens, il dispose également de plus de comédiens et de figurants. Par conséquent le film est plus ambitieux. Il est construit autour d'une inversion des rapports de classe et de sexe. Harold qui appartient à la haute société oisive voit son projet de mariage capoter à la suite d'une soirée trop arrosée. Ce n'est pas sa fiancée qui souhaite rompre le mariage mais la mère de celle-ci. Harold se retrouve alors soudain naufragé puis prisonnier d'un équipage de femmes pirates qui l'obligent à travailler à leur service. Et comme par hasard leur chef n'est autre que la terrible belle-mère castratrice qui pourchasse Harold, l'empêche de fricoter avec la séduisante pirate Bebe et ne rêve que le voir sauter du navire. Heureusement (pour Harold) ce matriarcat oppressif n'était qu'un cauchemar et l'ordre patriarcal peut reprendre ses droits, ouf.

C'est également l'un de ses derniers films avec Bebe Daniels. Après une longue et fructueuse collaboration de près de 140 films avec Lloyd celle-ci y mit un terme pour travailler avec Cécil B. DeMille.

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Ma fille est somnambule (High and Dizzy)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach (1920)

Ma fille est somnambule (High and Dizzy)

Le titre qui possède de multiples sens pourrait être traduit par "Défoncé et étourdi." C'est en effet sous l'empire de l'ivresse (bibinesque mais aussi amoureuse) que notre héros se met à jouer les funambules sur une corniche étroite située à 20 mètres du sol. Il y retrouve Mildred Davies en pleine crise de somnambulisme qui en jouant les filles de l'air provoque des frissons à chacun de ses mouvements. Tombera? Tombera pas?

Près d'un siècle après son tournage, ce film provoque toujours des palpitations et soulèvements d'estomac auprès d'un public pourtant gavé d'effets spéciaux en tous genres. Des trucages, il y a en bien sûr: la technique d’Harold Lloyd, identique dans tous les films utilisant la hauteur était de faire construire une fausse façade de quelques étages au sommet d’un building. Il faisait empiler des matelas devant la fausse façade en cas de chute. Le résultat donne le vertige. Et lui hérisse les cheveux, comme dans "Le Manoir hanté".

Même si cette séquence est le clou du film, le reste n'est pas à dédaigner et comporte de bons gags, essentiellement dus encore une fois à l'ivresse: apparitions et disparitions, cascades, jeu avec la sonnette de l'hôtel, avec une porte à miroir...

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Un fameux régisseur (Ring Up the Curtain)

Publié le par Rosalie210

Alfred J. Goulding (1919)

Un fameux régisseur (Ring Up the Curtain)

Ce court-métrage d'Harold Lloyd se distingue par son petit côté surréaliste. Il interprète l'employé d'un théâtre qui perd la boule à cause d'une actrice et commet bourde sur bourde. Par exemple il oublie d'ouvrir le rideau au moment de la représentation ou s'invite sur scène à côté de l'acteur pour lui disputer la jeune femme. Cette négation/transgression des conventions théâtrales s'accompagne de sympathiques tours de passe passe qui estompent la frontière entre le vrai et le faux: bar en trompe l'oeil, tuyau sans gaz, cage entourant un escalier fantôme prétexte à un gag illusionniste particulièrement bien millimétré, patate chaude du serpent que l'on se repasse de main en main etc. Bref le spectacle est à plusieurs niveaux et il faut admirer la virtuosité et l'inventivité des numéros.

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Lui est un fameux ténor (The Non-Stop Kid)

Publié le par Rosalie210

Gilbert Pratt (1918)

Lui est un fameux ténor (The Non-Stop Kid)

Court-métrage plein de vivacité, "Lui est un fameux ténor" s'inscrit dans la plus pure tradition slapstick. Autrement dit, on s'envoie des baffes, des coups de pied aux fesses et des coups de bâton à qui mieux mieux, soit pour écarter un rival gênant soit pour décourager des prétendants indésirables. Harold Lloyd en faux professeur "Nouilles" (cela ne s'invente pas) est désopilant, notamment lorsqu'il s'avise de pousser la chansonnette par gramophone interposé ou remplit à ras bord la tasse de sa voisine de morceaux de sucre qui lui rend bien la pareille. Mais la jolie Bebe Daniels sait également y faire lorsqu'il s'agit de faire tourner en bourrique (au sens littéral) ses nombreux prétendants réduits à l'état de marionnettes grotesques.

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Modern Palace (The City Slicker)

Publié le par Rosalie210

Gilbert Pratt (1918)

Modern Palace (The City Slicker)

L'idée de ce petit film dans lequel intervient Harold Lloyd est potentiellement très drôle mais sa réalisation est poussive et brouillonne. L'hôtel pouilleux ressemble en fait à un saloon de western ce qui n'a rien de tordant. Les engins high-tech installés par Lloyd ont un potentiel comique bien plus important mais il faut attendre les toutes dernières secondes pour que la mayonnaise prenne. Et alors que l'on commence enfin à s'amuser, le film s'achève brutalement ce qui donne un sentiment global de gâchis.

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Ayez donc des gosses (I Do)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach, Fred C. Newmeyer (1921)

Ayez donc des gosses  (I Do)

"I do" ("Ayez donc des gosses" ou "Un heureux mari" en VF) était prévu à l'origine pour être un 3 bobines. Mais après avoir montré le film en projection test, il fut décidé de le réduire à 2 bobines. La première partie qui traitait du mariage et de l’installation du jeune couple fut jugée trop lente. Elle fut remplacée par un petit dessin animé au tout début du film qui montre rapidement la cérémonie de mariage. Une cérémonie prémonitoire: Mildred Davis qui interprète ici la jeune épouse d’Harold Lloyd allait l’être dans la vraie vie peu après.

"I do" est un court-métrage amusant mais un peu répétitif (des plans, des idées de mise en scène reviennent plusieurs fois). D'autre part il utilise des ficelles (la peur du noir et de l'intrusion au cœur de la nuit) qui seront infiniment mieux traitées dans "Le manoir hanté" par exemple. Il y a cependant une séquence à ne pas manquer, celle où Lloyd traverse à l'aveugle une route très fréquentée avec un landau, manquant à chaque instant de se faire renverser. Cette séquence est impressionnante, dangereuse et nécessite un réglage au cordeau. Elle témoigne du caractère casse-cou de Lloyd, nombre de ses comédies burlesques ayant un aspect thriller assez affirmé.

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Quel numéro demandez-vous? (Number please)

Publié le par Rosalie210

Hal Roach, Fred C. Newmeyer (1920)

Quel numéro demandez-vous? (Number please)

Un court-métrage typique de Lloyd. Typique en ce qu'il utilise la modernité comme source de gags. La modernité c'est le parc d'attractions symbolisant la société de loisirs dont les USA sont les précurseurs. Mention spéciale au manège qui sert à se débarrasser des importuns (quoique le roller coaster qui fait voler chapeaux et moumoutes n'est pas mal non plus). C'est surtout le téléphone qui donne son titre au film. Cette invention encore considérée comme nouvelle est au cœur d'un brillant morceau de bravoure situé au centre du film. Pour court-circuiter son rival parti demander à la mère de Mildred Davis l'autorisation de l'emmener en ballon, Lloyd a l'idée de lui téléphoner. Mais l'adversité se met de la partie: cabines toujours pleines, opératrices peu concentrées, oubli du numéro et du jeton, bébé braillard qui empêche d'entendre l'interlocuteur. On assiste à un véritable ballet millimétré au cordeau avec un feu d'artifices de gags. On retrouve la même virtuosité à la fin avec le sac volé de Mildred Davis, sorte de patate chaude que se passent et repassent le voleur, Lloyd et son rival pour tenter d'échapper à la police.

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