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Articles avec #court-metrage tag

La Lanterne magique

Publié le par Rosalie210

Georges Méliès (1903)

La Lanterne magique

Comme de très nombreux courts-métrages de Georges MÉLIÈS, "La Lanterne magique" recèle sa quantité de trésors. C'est un hommage à l'histoire du spectacle, présent sous plusieurs formes d'époques différentes:
- La Comedia dell'Arte, genre théâtral apparu au XVI° siècle en Italie avec comme protagonistes principaux du film Polichinelle et Pierrot.
- L'illusionnisme d'où est issu Georges MÉLIÈS, la lanterne magique servant une bonne partie du film de boîte à faire apparaître Colombine et diverses danseuses qui effectuent quelques figures dans les coulisses du théâtre.
- Le cinéma enfin, cette même boîte se transformant en caméra dotée d'un objectif projetant des images dans l'image principale.

La lanterne magique qui date du XVII° siècle sert de trait d'union: elle constitue l'ancêtre du cinéma, elle renvoie à la magie de par son titre (on l'appelait aussi la lanterne à illusions) et elle projette sur un écran en gros plan les images des personnages qui s'activent dedans et autour en chair et en os. Le film est également connu pour l'innovation technique ayant consisté à pratiquer le fondu enchaîné sur fond blanc et non plus sur fond noir comme c'était l'usage.

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Ménilmontant

Publié le par Rosalie210

Dimitri Kirsanoff (1926)

Ménilmontant

"Ménilmontant" est le deuxième film de Dimitri KIRSANOFF, cinéaste français d'origine estonienne (comme les fondateurs du studio Albatros, il a été chassé de Russie par la révolution bolchévique) dont l'activité couvre une période allant des années vingt jusqu'à la fin des années cinquante et l'avènement de la nouvelle vague. "Ménilmontant" est l'un des plus importants (a défaut d'être le plus célèbre) films de l'avant-garde des années vingt, une oeuvre singulière sans intertitres qui frappe par sa puissance expressive. L'histoire très marquée par la fatalité annonce le réalisme poétique tout en rappelant par son intrigue "Les Deux orphelines" (1921) de D.W. GRIFFITH: deux soeurs dont les parents sont sauvagement assassinés sombrent dans la déchéance après avoir été séduites et abandonnées par le même homme. Les deux actrices sont fascinantes dans leur capacité à incarner leur personnage à divers âges de leur vie, particulièrement Nadia SIBIRSKAÏA dont Dimitri KIRSANOFF (qui fut son époux) ne se lasse pas de filmer le beau visage. La mise en scène, fluide, dynamique et riche (surimpressions, caméra mobile, montage rapide, notamment de gros plans de visages expressifs saisis sur le vif à la manière de Sergei EISENSTEIN) est très moderne. Enfin comme beaucoup de films de cette époque, on a un bel aperçu du Paris d'autrefois, Ménilmontant étant alors un quartier populaire et industrialisé proche de Belleville dans laquelle l'héroïne, véritable "fleur de macadam" semble emprisonnée (au point de marquer les jours qui passent sur les murs), ses seuls échappatoires étant des flashbacks nostalgiques sur son enfance ou des pensées suicidaires liées à sa situation misérable de mère célibataire SDF qui découvre en prime que sa soeur se prostitue.

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Fait divers

Publié le par Rosalie210

Claude Autant-Lara (1923)

Fait divers

"Fait divers" est le premier film de Claude AUTANT-LARA. C'est un court-métrage expérimental à la tonalité surréaliste, une oeuvre phare de l'avant-garde artistique des années 20 qui comme "Le Dernier des hommes" (1924) de F.W. MURNAU raconte une histoire en se passant des intertitres. Pour parvenir à comprendre ce qui se passe dans la tête d'un homme jaloux (Monsieur 1 joué par Roland Barthet) qui soupçonne sa maîtresse (la propre mère du réalisateur, Louise Lara) de le tromper avec Monsieur 2 (Antonin ARTAUD), le réalisateur transforme son film en une séquence onirique à tendance cauchemardesque à l'aide des possibilités offertes par la grammaire du cinéma muet, faisant des associations d'images-idées par le biais du montage ou des surimpressions. Il utilise également les ralentis, les accélérés, des plans qui tanguent et divers trucages pour exprimer les pulsions de meurtre que le personnage a vis à vis de son rival. Les gros plans récurrents de mains (gantées ou non) avec en surimpression un calendrier qui affiche des dates dans le désordre mais toutes relatives à la guerre laissent entendre dès le début du film l'envie d'étrangler qui finit par se concrétiser en réifiant la chair. D'autres plans de mains entourant voire s'enfonçant dans la chair ont à l'inverse un caractère sensuel tout comme certaines des scènes qui tanguent, cette instabilité pouvant exprimer le basculement dans la folie meurtrière ou au contraire dans l'ivresse du désir.

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La Chrysalide et le papillon

Publié le par Rosalie210

Georges Méliès (1901)

La Chrysalide et le papillon

Derrière ce beau titre, un tour de magie cinématographique de Georges MÉLIÈS en forme de conte oriental doublé d'une histoire de métamorphose. Le scénario s'inspire du numéro de magie de 1885 de Buatier de Kolta Le Cocon, ou Le Ver à Soie . Dans celui-ci, de Kolta a dessiné un ver à soie sur papier ; le papier s'est cassé pour révéler un cocon, qui s'est ouvert pour révéler la femme de Kolta habillée en papillon. Georges MÉLIÈS a mélangé des techniques du spectacle de magie (les machineries de scène) et des trucages cinématographiques pour réaliser le film.

L'intérêt de ce court-métrage, outre sa poésie visuelle réside dans son troublant télescopage entre la figure du charmeur de serpents dont la magie provient du pouvoir qu'il prétend exercer sur la nature et celle d'un processus naturel qui échappe au contrôle humain (la chenille géante qui devient une femme-papillon après être entrée dans une chrysalide qui ressemble à un oeuf gigantesque). Le charmeur de serpents tente d'ailleurs de la capturer en lui coupant les ailes mais c'est elle qui aura le dernier mot en le faisant retourner à l'état larvaire.

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L'Enfant de la barricade/L'émeute sur la barricade/Anarchiste

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1906)

L'Enfant de la barricade/L'émeute sur la barricade/Anarchiste

Ce court-métrage qui possède plusieurs titres (j'en ai mis trois mais il en existe d'autres variantes) est considéré comme la première adaptation du roman "Les Misérables" de Victor Hugo. Compte-tenu de sa durée, il n'en adapte qu'un fragment, inspiré de l'histoire de Gavroche. Inspiré seulement car la version qu'en donne le court-métrage est très différente. Et pour cause, Victor Hugo a également écrit un poème "Sur une barricade", publié dans le recueil l'Année terrible en 1872 et qui fait référence à la Commune de Paris. Et c'est bien plus de ce poème qu'est tiré l'argument du film que de l'échec de l'insurrection de 1832. L'auteur y évoque en effet un enfant arrêté par les Versaillais pour avoir combattu avec les Communards mais qui obtient l'autorisation d'aller rendre sa montre à sa mère avant d'être fusillé. Comme il tient parole, l'officier impressionné par son courage lui fait grâce.

Dans la version de Alice Guy (je me demande encore comment Gaumont a pu attribuer le court-métrage à un homme tant le point de vue féminin se fait ressentir), l'enfant est innocent (il est pris pour un émeutier alors qu'il est juste sorti pour faire des courses), le personnage de la mère joue un rôle actif en s'interposant entre son enfant et l'officier et la montre devient une bouteille de lait. Il y a d'ailleurs un va-et-vient entre l'intérieur symbolisé par la cuisine (le ventre de la mère) et l'extérieur, théâtre de la tuerie perpétré par les hommes sur d'autres hommes. En devenant actrice politique et historique, la femme perturbe cet ordre du monde à l'image de Alice Guy qui réalisait des films. Elle n'avait cependant pas pensé que l'histoire pouvait être manipulée selon les intérêts politiques du moment et donc que les femmes pouvaient en être effacées.

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Madame a des envies

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1907)

Madame a des envies

"Madame a des envies" est un court-métrage burlesque de Alice Guy encore plus osé et jubilatoire que "Les résultats du féminisme" (1906). Il alterne de façon très rythmée les plans d'ensemble filmés en extérieur et les gros plans filmés en studio ce qui était un procédé innovant à l'époque. Les plans d'ensemble montrent une femme enceinte s'adonner à des vols compulsifs envers les passants qu'elle croise, son mari resté à l'arrière avec leur premier marmot assistant impuissant aux écarts de conduite de sa femme et essayant de réparer les dégâts dans son sillage. Les gros plans montrent la femme déguster avec gourmandise le fruit de ses larcins ce qui constitue un autre type de transgression. Les produits qu'elle avale sont encore aujourd'hui déconseillés ou interdits aux femmes enceintes (tabac et alcool) mais à l'époque, ils n'étaient consommés que par des hommes. Plus largement ce que montrent ces plans, c'est que ce sont le désir (plans d'ensemble) et le plaisir (plans rapprochés) féminin qui mènent la danse ce qui était tellement subversif en soi qu'il n'est guère étonnant que le cinéma de Alice GUY soit passé à la trappe, à la fois pour ce qu'elle incarnait mais aussi pour ce qu'elle montrait. Car outre tabac, alcool et hareng saur (aliment à l'odeur forte qui s'oppose au goût supposé délicat des femmes)*, Madame commence par chiper une sucette à une petite fille dont la forme équivoque ne laisse aucun doute sur le sens caché que prend sa dégustation. Comme quoi Serge Gainsbourg n'a certainement pas été le premier à avoir l'idée d'évoquer le plaisir sexuel en le déplaçant sur cette friandise particulièrement suggestive.

* Dans le documentaire "Le sexe du rire", diffusé récemment sur France 5, l'éviction des femmes de la sphère comique au cours des siècles est expliqué par leur situation dominée dans la société. Le rire est un moyen de prendre le pouvoir par la séduction et parce qu'il a aussi quelque chose de carnassier, donc de puissant (on montre l'intérieur de la bouche, les dents etc.) Il en va de même avec la nourriture: une femme qui rit, fait rire ou qui dévore à pleine dents montre sa puissance.

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La Pince à ongles

Publié le par Rosalie210

Jean-Claude Carrière (1969)

La Pince à ongles

Ce court-métrage qui est de plus l'unique réalisation en solo du célébrissime scénariste et écrivain Jean-Claude CARRIÈRE est un pur régal. Il a d'ailleurs obtenu le prix spécial du jury du court-métrage à Cannes en 1969. Il bénéficie de deux autres poids lourds: Milos FORMAN l'a co-scénarisé et Michael LONSDALE y interprète le rôle principal.

Bien qu'il ne soit pas présent, j'ai ressenti sur ce court-métrage assez surréaliste la parenté avec les films de Luis BUÑUEL que Jean-Claude CARRIÈRE a scénarisés (Michael LONSDALE jouait d'ailleurs dans l'avant-dernier, "Le Fantôme de la liberté") (1974). Le principe en est très simple et pourtant fascinant par les perspectives poétiques voire philosophiques qu'il ouvre. Un homme qui s'installe avec sa femme dans une chambre d'hôtel voit peu à peu les objets qu'il a apporté disparaître comme par enchantement: sa pince à ongles, sa trousse de toilette puis la valise elle-même. C'est une belle manière d'évoquer la perte de contrôle de l'homme sur son environnement. Michael LONSDALE est hilarant de par son flegme tout britannique tout en étant visiblement de plus en plus égaré au point de finir par s'égarer lui-même. Car le scénario ne s'en tient pas là et parvient à nous faire douter du réel. Un réel qui se dérobe sous nos pas quand nous pensons le tenir au travers d'objets qui semblent avoir une vie propre dès que nous avons le dos tourné (soit exactement le postulat de "Toy Story") (1995).

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Blue Jeans

Publié le par Rosalie210

Jacques Rozier (1957)

Blue Jeans

Il y a comme un parfum d'Italie dans le deuxième court-métrage de Jacques ROZIER. Après "Rentrée des classes" (1956) qui filmait l'école buissonnière comme une épopée sensualiste, "Blue Jeans" conserve l'élément aquatique (l'histoire se déroule à Cannes) ainsi que le charme et la fraîcheur de son précédent court-métrage. Cette fois, ce sont deux adolescents de dix-sept ans qui occupent le devant de la scène. Comme tous les personnages de Jacques ROZIER, ils sont en "vacance" et passent l'essentiel de leur temps à butiner, non les fleurs, mais les filles. Le film colle à leurs corps en mouvement, qu'ils soient à pied ou en Vespa. Ivresse de la sensation de liberté (comparable en cela à la moto) jumelée au plaisir de la "dolce vita" (avec sans doute les "Vacances romaines" (1953) en point de mire), les deux dragueurs n'ont (hélas pour eux) qu'une idée en tête: "lever" des filles, les "emballer" et enfin "conclure" ce qui leur vaut de se vautrer lourdement. Cette sensation de liberté que Jacques ROZIER savait saisir comme personne et qui donne encore aujourd'hui à son film un aspect extrêmement vivant se teinte en effet d'amertume lorsque les deux jeunes s'aperçoivent qu'ils leur manque un élément essentiel à leur entreprise: l'argent. Car faute de moyens, leurs tentatives de séduction grossière tournent court étant donné qu'ils n'ont pas grand-chose à proposer aux filles qu'ils croisent pour les divertir et n'ont strictement rien à leur dire (la seule chose qui les intéresse, on l'a compris, c'est de les mettre dans leur lit). Il leur manque en effet autre chose (qu'ils n'ont visiblement pas compris): le tact. Avec leurs méthodes de pachyderme à la limite du harcèlement de rue voire de l'agression (ils se permettent de toucher toutes les femmes qui se trouvent sur leur chemin), ils n'ont évidemment aucune chance d'y arriver. Aujourd'hui, leurs méthodes ne passeraient d'ailleurs plus du tout et la liberté revendiquée deviendrait celle d'importuner, voire de harceler un sexe féminin vu comme un étalage de chair fraîche sans identité, sans personnalité, juste à prendre d'assaut pour satisfaire ses pulsions les plus primaires. Jacques ROZIER les montre au final comme ce qu'ils sont: des losers pathétiques.

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Je sens le beat qui monte en moi

Publié le par Rosalie210

Yann le Quellec (2012)

Je sens le beat qui monte en moi

Cet excellent court-métrage raconte la rencontre amoureuse de deux collègues travaillant pour une agence touristique "vintage" proposant des visites guidées de la ville de Poitiers en mini-van "vintage". Dès le début, on sent donc poindre la comédie décalée. Le premier personnage est chauffeur, sa collègue est guide. Tous deux auraient pu appartenir au club de "Les Émotifs anonymes" (2010). Mais fort heureusement pour eux (et pour nous), il s'avèrent qu'ils sont possédés par le démon de la musique et de la danse. S'ils sont rongés par la timidité dans des situations ordinaires, leur corps échappe à leur contrôle et "parle" pour eux dès que la température commence à monter. Chacun avec son identité propre cependant. Alain (Serge BOZON BG à tendance dandy bien plus accessible cependant qu'un Benjamin BIOLAY) ne vibre que sur un certain type de musique (celle qu'aime justement Serge BOZON, la northern soul) et sinon est du genre à raser les murs ou à multiplier les maladresses. Rosalba (Rosalba TORRES GUERRERO, danseuse et chorégraphe professionnelle) donne en revanche l'impression d'être possédée dès la première note de musique, quelle qu'elle soit (hip-hop, toccata et fugue de Bach, air joué à la flûte à bec, sonnerie de portable, techno...). Ce qui donne lieu à pas mal de séquences fort cocasses quand elle doit s'habiller, se maquiller, porter des verres remplis à ras bord alors que ses bras, jambes ou hanches se mettent à onduler ou tressauter dans tous les sens. Le film se situe au carrefour de trois genres: la comédie musicale (façon Jacques DEMY au vu du choix des couleurs pétantes rouge et bleue, de la ville de Poitiers et de compositions scéniques et chorégraphiques affirmant délibérément leur artificialité), la comédie burlesque (façon Jacques TATI avec un choix de gags millimétrés dont l'un des plus drôles semble sorti tout droit de "Playtime"(1967) qui libérait les êtres de leur aliénation par la danse) et enfin la comédie romantique.

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T'as de beaux escaliers, tu sais

Publié le par Rosalie210

Agnès Varda (1986)

T'as de beaux escaliers, tu sais

Court-métrage de trois minutes de Agnès Varda, le concept de "T'as de beaux escaliers, tu sais" est l'ancêtre direct du magazine d'Arte "Blow up" créé en 2010 par Luc Lagier. Même point de départ, issu de l'actualité (le film qui date de 1986 a été conçu pour un anniversaire, celui des cinquante ans de la Cinémathèque française) et même principe, celui du montage d'extraits de films autour d'une thématique commune qui a également pour fonction de réveiller la mémoire cinéphilique du spectateur (ce que Luc Lagier appelle les "petites madeleines" qu'il a été évidemment été chercher "Du côté de chez Swann"). En 1986, la Cinémathèque française était encore domiciliée dans le palais de Chaillot, lieu qu'elle occupait depuis 1963 et l'appui des pouvoirs publics*. Appui à double tranchant puisque son co-fondateur, Henri Langlois avait été limogé en 1968 avant d'être réintégré grâce à la mobilisation du monde du cinéma français (dont la plupart des cinéastes de la nouvelle vague). Le palais de Chaillot étant situé sur une colline, on accédait à la Cinémathèque par des escaliers montants (vers le musée) ou descendants (vers la salle de cinéma) ce qui a donné l'idée à Agnès Varda de la thématique des escaliers, et d'un titre clin d'oeil à "Le Quai des Brumes" de Marcel Carné. Il est amusant de comparer son film au "Blow up" consacré aux escaliers au cinéma car bien évidemment on y retrouve des extraits communs, notamment une séquence développée différemment autour du célébrissime passage des escaliers d'Odessa dans "Le Cuirassé Potemkine". Agnès Varda reconstitue la séquence du landau à la Cinémathèque avec des spectateurs anonymes alors que Luc Lagier passe en revue quelques célèbres reprises dans des films ultérieurs. Autre lien commun, les escaliers comme métaphore de la grandeur et de la déchéance avec le "Citizen Kane" de Orson Welles ou le "Ran" de Kurosawa (qui témoignent de la programmation éclectique et ouverte de la cinémathèque). Ou encore les escaliers comme support chorégraphique des comédies musicales. Là où Varda met plutôt en avant l'utilisation comique voire burlesque de l'escalier ("Cover Girl", "Le Coup du parapluie"), Luc Lagier développe la thématique des scènes de combat en apesanteur. Enfin l'utilisation des escaliers dans les scènes de suspense ou de terreur sont absentes du film de Agnès Varda qui conserve un ton plutôt léger et ludique, même au moment du dernier extrait, consacré à "L'Histoire de Adèle H": c'est que Isabelle Adjani, alors au firmament de sa carrière fait une courte apparition à la fin du film. La musique est signée de Michel Legrand (et reprise partiellement de "Cléo de 5 à 7").

*Ce n'est qu'en 2005 qu'elle a déménagé à son emplacement actuel situé dans le parc de Bercy.

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