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Articles avec #court-metrage tag

A House Divided

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1913)

A House Divided

C'est dans le formidable chaudron de l'époque pionnière du cinéma qu'ont été élaborés les genres qui allaient faire la gloire des studios d'Hollywood. "A House Divided" n'est rien de moins que l'ancêtre de la screwball comédie et il n'est guère étonnant que l'on retrouve Alice GUY derrière la caméra tant celle-ci a expérimenté tous les styles et tous les formats, du parlant à la superproduction, tout spécialement dans sa période américaine au sein de son studio, la Solax.

Dans "A House Divided", des quiproquos à base d'éléments exogènes suspicieux (un parfum aspergé par un représentant d'un côté et une paire de gants oubliés par un livreur de l'autre) provoquent une crise de couple carabinée. Par contrat écrit, Diana (Marian Swayne) et Gérald (Fraunie Fraunholz), tous deux persuadés d'être trompés par l'autre décident de préserver les apparences de leur vie de couple tout en ne se parlant plus que par note interposée. Evidemment le spectateur n'attend qu'une chose, les voir se jeter dans les bras l'un de l'autre (ils en meurent d'envie mais sont trop fiers pour se l'avouer) ce qui finit par arriver avec l'intervention d'un deus ex machina des plus classiques, un pseudo-cambriolage. La peur de ce qui vient de l'extérieur est un puissant motif de séparation mais aussi de réconciliation. Si on met de côté Fraunie Fraunholz et son cabotinage outrancier, on est agréablement surpris par le naturel désarmant avec lequel jouent les autres acteurs ou plutôt actrices. Mention spéciale à la secrétaire mâcheuse de chewing-gum qui est devenue instantanément une icône!

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Le Puits et le Pendule (The Pit and the Pendulum)

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1913)

Le Puits et le Pendule (The Pit and the Pendulum)

"Le Puits et le Pendule" est la première adaptation cinématographique de la nouvelle éponyme de Edgar Allan Poe et l'une des premières adaptations en langue anglaise d'une œuvre littéraire. Réalisé par Alice Guy, pionnière du cinéma en 1913 dans son studio américain la Solax, le film qui faisait à l'origine trois bobines est aux 2/3 perdu. Il ne nous reste plus que la première bobine de presque sept minutes. On constate que Alice Guy a étoffé l'œuvre de Poe avec une intrigue expliquant les causes de l'arrestation d'Alonzo (Darwin Karr) durant l'Inquisition espagnole. Celui-ci est accusé à tort d'avoir volé le trésor de l'Eglise. En réalité il s'agit d'un complot monté par un rival, Pedro (Fraunie Fraunholz), furieux que Alonzo soit intervenu pour se porter au secours d'Isabelle (Blanche Cornwall) qu'il était en train de sauvagement agresser. Infiltrant le monastère où travaille Alonzo en tant que médecin des pauvres, Pedro dérobe le fameux trésor et le cache dans ses affaires avant de le dénoncer. Le fragment conservé du film de Alice Guy s'arrête juste au moment où Alonzo est arrêté. Pour se faire une idée de la suite, il faut lire la nouvelle en la combinant avec les quelques photos qui nous restent du tournage et les mémoires de la réalisatrice. Celle-ci y décrit le supplice que fut la reconstitution du supplice enduré par Alonzo (et qui donne son titre à la nouvelle et au film). Pour mémoire, celui-ci se retrouve ligoté et allongé sur le dos dans une cellule plongée dans le noir avec une lame aiguisée en forme de pendule se balançant juste au-dessus de lui et se rapprochant lentement de sa poitrine. En enduisant ses liens de nourriture, il parvient à attirer des rats qui les rongent et le libèrent. Mais juste à ce moment-là les murs de la cellule s'enflamment et se rapprochent de plus en plus de lui, l'obligeant à se déplacer vers le centre de la pièce où se trouve un puits très profond. Alice Guy raconte dans ses mémoires qu'ils ont eu les plus grandes difficultés à se débarrasser des rats qu'ils avaient utilisés pour la scène, sans parler de la souffrance de l'acteur qu'ils préféraient visiblement à la nourriture répandue sur ses liens. Nul doute que cette scène horrifique aurait été très spectaculaire si elle avait été conservée.

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Le Détective et son chien (The Detective's dog)

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1912)

Le Détective et son chien (The Detective's dog)

"Le détective et son chien" est un court-métrage Solax de Alice GUY sorti en 1912 et qui témoigne du degré d'inventivité de la réalisatrice française. En effet il s'agit comme son titre l'indique d'un mini-polar/thriller où un détective qui poursuit une bande de malfrats se retrouve en très mauvaise posture. Va-t-il se faire découper en rondelles? ^^^^ Le suspens autour d'un piège qui se referme lentement sur sa proie (scie circulaire, pointes métalliques, eau qui monte) était alors un procédé nouveau, repris ensuite de nombreuses fois au cinéma, notamment dans le genre horrifique. Alice GUY est une bonne conteuse qui sait gérer la tension dramatique de son récit et notamment la montée du suspense avec le procédé du montage alterné qu'expérimente au même moment son voisin de la Biograph Company D.W. GRIFFITH. Une autre caractéristique de son cinéma réside dans le jeu naturel des acteurs et leur variété (hommes, femmes, enfant, animal).

Le film n'est pas parvenu jusqu'à nous dans son intégralité, la seule copie qui existe, celle du Library of Congress se termine abruptement au bout de huit minutes, il manque donc le dénouement (prévisible).

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Le Déshabillage impossible

Publié le par Rosalie210

Georges Méliès (1900)

Le Déshabillage impossible

Court-métrage de Georges MÉLIÈS réalisé en 1900, "Le déshabillage impossible" se situe dans la lignée de "Escamotage d une Dame au Théâtre Robert-Houdin" (1896). Il s'agit d'un numéro d'illusionnisme utilisant le même trucage cinématographique consistant à arrêter la caméra puis à reprendre le tournage après avoir effectué un changement hors-champ, tout l'art consistant en la qualité du raccord qui doit donner l'illusion d'une continuité temporelle. Et ainsi de suite, les raccords se multipliant comme deux glaces se renvoyant leur reflet à l'infini.

Dans ce court-métrage, un homme (Georges MÉLIÈS lui-même) tente de se déshabiller pour aller se coucher mais d'autres vêtements repoussent sur lui aussitôt comme par magie, l'arrêt caméra lui permettant de revêtir entretemps de nouveaux habits. Encore lui faut-il reprendre exactement dans la même posture que celle du plan précédent pour que l'illusion fonctionne et c'est une technique de précision. La repousse des habits sur près de 2 minutes se prolonge peut-être un peu trop mais la chute (escamotage du lit) est bien trouvée.

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The Girl in the Arm-Chair

Publié le par Rosalie210

Alice Guy (1912)

The Girl in the Arm-Chair

Ce court-métrage de la période américaine de Alice GUY quand elle possédait sa propre maison de production (la Solax) bénéficie d'une mise en scène très élaborée pour l'époque. Alice utilise comme à son habitude des plans fixes mais ceux-ci sont remarquablement organisés pour un maximum d'efficacité dans la narration. Elle tire parti de la profondeur de champ pour nous montrer plusieurs actions simultanées ne se déroulant pas sur le même plan. Le fauteuil qui est à l'avant-scène sert à dissimuler Peggy, la jeune fille amoureuse du fils de la maison. Amour non réciproque mais sa cachette lui permet de surprendre à l'arrière-plan une conversation entre lui et un usurier menaçant qui va lui permettre d'agir et de le sauver. Car ici la "demoiselle en détresse" est masculine et celui qui vient à son secours est féminin. A ce dispositif des plus sympathiques ^^ vient s'ajouter un trucage très réussi esthétiquement permettant de figurer une scène de cauchemar. On y voit le jeune homme encerclé par les cartes des jeux qui sont à l'origine de ses problèmes d'argent. Les cartes se mettent à tourner comme une roulette autour de lui. Façon d'illustrer le tourment de son âme via la figure circulaire qui enfermée dans le rectangle de l'écran produit un effet géométrique du meilleur effet.

La seule note négative concernant ce film est le traitement daté du prêt à intérêt, ayant recours aux stéréotypes antisémites les plus éculés.

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La Légende de Mor'du (The Legend of Mor'du)

Publié le par Rosalie210

Brian Larsen (2012)

La Légende de Mor'du (The Legend of Mor'du)

Complémentaire du film "Rebelle", "La Légende de Mor'du" réussit l'exploit de tirer encore vers le bas un long-métrage que je considère comme l'un des moins intéressants (et personnels surtout) du studio à la lampe. Personne n'est dupe, la réalisation du court-métrage est bâclée et semble relever davantage du recyclage de story board que d'un film d'animation. Quant à l'histoire, elle enfonce le clou du message rétrograde de "Rebelle": quatre frères dont un méchant qui, mécontent de ne pas hériter de la totalité du royaume bascule dans la haine fratricide et y entraîne le royaume avec lui. On peut résumer ainsi la moralité destinée à l'édification des jeunes: "Employer la force n'entraîne que des malheurs, voyez ce qui arrive quand on choisit de poursuivre un but égoïste plutôt que de réparer les liens familiaux. Suivez plutôt l'exemple de Mérida". Bref on nage en pleine leçon moralisatrice Disney bien infantilisante à une époque où-celui ci exerçait une telle emprise sur le studio Pixar qu'il avait racheté qu'il menaçait jusqu'à son identité et sa créativité pour en tirer un maximum de bénéfices à court-terme (ce qui passait notamment par le "consensus mou"). Heureusement des pépites comme "Vice-Versa" ou "Coco" réalisées récemment ont démontré que les studios Pixar n'avaient pas dit leur dernier mot et heureusement car il s'agit d'un vivier créatif parmi les plus stimulants de ces trente dernières années.

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QG de soirée (Party Central)

Publié le par Rosalie210

Kelsey Mann (2014)

QG de soirée (Party Central)

L'idée de "Party Central" devait à l'origine être incluse dans le film "Monstres Academy" mais finalement elle devint un court-métrage à part entière projeté juste avant "Operation Muppets" de Disney (un détail éloquent qui souligne à quel point dans la première moitié des années 2010 les studios Pixar étaient menacés dans leur identité par l'influence de la firme Disney, une influence se faisant ressentir à plusieurs niveaux: scénarios convenus de "Rebelle" ou "Le Voyage d'Arlo", multiplication des suites et des produits dérivés jusqu'à l'overdose comme pour "Cars" etc.). Réalisé par Kelsey Mann, l'un des scénaristes de "Monstres Academy" il combine l'univers estudiantin du film avec le franchissement des portails de "Monstres et Cie" pour un résultat inventif de bout en bout, très amusant et parfaitement rythmé (et que je trouve meilleur que "Monstres Academy" lui-même!). Les Oozmaa Kappa organisent une fête d'intégration pour Bob et Sulli mais personne ne vient. Ces derniers montent alors un plan pour "transférer" ni vu ni connu les étudiants partis faire la fête dans un endroit branché jusque dans leur salon à l'aide de deux portails et de divers stratagèmes pour les attirer. L'espace entre les deux portails donnant sur une chambre parentale, les réactions de ces derniers aux incursions de plus en plus bruyantes des monstres constituent un élément comique majeur du film. Ils finissent par être replongés en enfance quand les monstres étaient sous leur lit.

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Les 500 miles 1/2 de Radiator Springs (The Radiator Springs 500 1/2)

Publié le par Rosalie210

Rob Gibbs et Scott Morse (2014)

Les 500 miles 1/2 de Radiator Springs (The Radiator Springs 500 1/2)

Quatrième épisode de la quatrième saison des "Cars Toon" sous-titrée "Les Contes de Radiator Springs", ce court-métrage de six minutes nous offre une course tout-terrain entre Flash McQueen et quatre voitures Baja hors-la-loi dans un univers de western spaghetti. Il s'agit de défendre l'honneur du fondateur de la ville, Stanley dont les voitures Baja se sont moquées. La touche humoristique est assurée par Martin qui avec ses directives peu claires les envoie dans un itinéraire bis qui n'est pas de tout repos et offre quelques moments assez drôles grâce au montage alterné (qui montre le décalage entre le vrai parcours de la course et le parcours parallèle suivi par les coureurs). Ainsi sans le vouloir, Martin donne une bonne leçon à l'hubris des voitures Baja (qui sert également de piqure de rappel à Flash McQueen qui au début de "Cars 1" partageait leur mentalité arrogante). C'est donc un court-métrage certes léger mais divertissant et moins bête que "Cars 2". 

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Rex, le roi de la fête (Partysaurus Rex)

Publié le par Rosalie210

Mark Walsh (2012)

Rex, le roi de la fête (Partysaurus Rex)

"Rex, le roi de la fête" est le troisième court-métrage de la série "Toy Story Toons" après "Vacances à Hawaï" et "Mini Buzz". Il apporte un éclairage original et sympathique sur un sujet jusqu'ici non traité par la série: les jouets de bain qui n'existent qu'un quart d'heure par jour, lorsque leur propriétaire les utilise pour égayer le moment qu'elle passe dans la baignoire. Mais sans eau, ils ne peuvent plus se mouvoir et rongent leur frein. Du moins jusqu'à ce que Bonnie ait l'idée d'emmener Rex dans le bain avec eux. Celui-ci est esseulé car les autres jouets l'accusent de se comporter en rabat-joie. Il a donc l'idée de mettre ses nouveaux copains dans sa poche en leur faisant plaisir, quitte à se montrer trop complaisant avec eux et à ne plus contrôler la situation. L'idée très drôle du court-métrage est de transformer le bain en rave-party (inspirée des fêtes d'Ibiza) avec musique techno (composée par Brian Transeau) et lumière noire. On y croit grâce à la maîtrise technique du studio et les moyens employés pour y parvenir sont très astucieux (bain moussant, jouets lumineux, passoire, robot musical etc.) Rex joue les DJ et est rapidement dépassé par le processus qu'il a enclenché, la baignoire se déréglant au fur et à mesure que le niveau d'eau et de mousse monte en puissance à l'image de l'intensité de la fête.

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Lava

Publié le par Rosalie210

James Ford Murphy (2015)

Lava

"Lava" relève davantage dans son style de Disney que de Pixar. D'abord parce qu'il s'agit d'un court-métrage musical (alors que la plupart des Pixar sont dépourvus de paroles et donc a fortiori de chansons), ensuite parce que l'histoire, très convenue tourne autour de cette brûlante question: un jour ma princesse viendra-t-elle? En attendant ce jour radieux, le volcan s'érode jusqu'à disparaître au fond de l'océan juste au moment où sa dulcinée jaillit hors des flots. La même chanson (bien niaise et martelée pendant 7 minutes non stop) suffit à réunir "Uku" et "Lele", le jeu de mots pas très fin est à l'image du court-métrage lui-même. Heureusement l'aspect visuel du film assez paradisiaque rattrape un peu son intrigue convenue et sa chanson répétitive qui casse des oreilles. Mais ce n'était pas vraiment le court-métrage qui convenait le mieux pour introduire 'Vice-Versa" qui lui était profondément novateur tant dans son intrigue que sur le plan formel. 

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