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Hannah et ses soeurs (Hannah and her sisters)

Publié le par Rosalie210

Woody Allen (1986)

Hannah et ses soeurs (Hannah and her sisters)

Le chef-d'oeuvre de Woody Allen est un film choral. Il nous présente une famille d'artistes qui se réunit pour fêter Thanksgiving. Celle-ci est un avatar de la famille Ekdahl qui dans Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman fêtait noël. Le titre s'explique par le fait qu'Hannah (Mia Farrow) est le pilier de cette famille. Elle est un modèle de patience et d'équilibre qui prend tout le monde en charge (y compris ses parents) au détriment de ses propres besoins. Elle fournit argent et maris à ses sœurs malchanceuses. L'aînée Holly (Diane Wiest) est une paumée loser et borderline, la plus jeune Lee (Barbara Hershey) se morfond en compagnie d'un peintre misanthrope (Max von Sydow) qui attend tout d'elle. Le mari d'Hannah, Elliot (Michael Caine) se sent inutile auprès de sa femme et est très attiré par Lee qui craque également pour lui. L'ex-mari d'Hannah, Mickey joué par Woody Allen fait partie des meilleurs autoportraits du réalisateur, Sa quête consumériste de spiritualité et son hypocondrie donnent lieu à des scènes hilarantes. Mais aussi à une fine réflexion sur le pouvoir de l'art à donner du sens à l'existence. L'amusant étant que c'est en regardant un film des Marx Brothers (maîtres du non-sens) qu'il a cette pensée qui le détourne du suicide et lui donne un avenir. Un avenir avec Holly qui a entre-temps enfin trouvé sa voie.

A noter la présence de Carrie Fisher (alias la princesse Leia) dans le rôle d'April la rivale chanceuse de Holly!

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Documenteur

Publié le par Rosalie210

Agnès Varda (1981)

Documenteur

Documenteur, tourné à Los Angeles en 1980 raconte sous couvert de fiction la douloureuse séparation d'Emilie Cooper/Agnès Varda et de Tom Cooper/Jacques Demy du point de vue de cette dernière. Alors qu'il était rentré en France, ulcéré par le refus des américains de lui accorder une seconde chance après l'échec de Model Shop, elle était resté à Los Angeles avec Mathieu alors âgé de 8 ans. Celui-ci joue son propre rôle dans le film (sous le nom de Martin Cooper).

D'une tristesse insondable, le film est hanté par l'exil, l'errance, la douleur, le manque, la mort. Varda réalise un autoportrait impressionniste mêlant inextricablement fiction et réalité.

32 ans plus tard, dans son premier long-métrage Américano, Mathieu Demy donne une sorte de suite à Documenteur qu'il cite par ailleurs abondamment. Une façon de se réapproprier les images "volées" par sa mère dans son enfance voire de "tuer" celle-ci.

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The Social Network

Publié le par Rosalie210

David Fincher (2010)

The Social Network

Lorsque le magazine Première dit que le film est un révélateur de la société américaine et occidentale en particulier il a raison. David Fincher le réalisateur et Aaron Sorkin le scénariste ont effectivement réussi un joli instantané d'une civilisation qui plus tard permettra d'en radiographier les pires travers: culte de la vitesse (dans le débit des dialogues comme dans l'enchaînement des scènes), culte de la compétition et de la performance (études, affaires, amours, sport), domination des héritiers qui ne peut être remise en cause que par le "hold-up" de quelques arrivistes sans scrupules comme Zuckerberg, individualisme forcené, incapacité à communiquer autrement que par réseau social ou avocats interposés, disparition de la vie privée au profit du déballage intime, abrutissantes orgies soi-disant festives pleines de bruit, de flash, d'alcool et de stupéfiants, disparition du réel au profit du virtuel. Le film est plutôt cool à voir de par son aspect branché mais le discours sur cette jeunesse de Harvard (l'élite du monde d'aujourd'hui et de demain) est très sombre: "On ne peut pas avoir 500 millions d'amis sans se faire quelques ennemis" annonce le slogan de l'affiche du film.

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Match Point

Publié le par Rosalie210

Woody Allen (2005)

Match Point

Match Point s'inscrit dans le courant dostoïevskien de l'oeuvre du cinéaste. Comme Crimes et délits, le Rêve de Cassandre ou l'Homme irrationnel il s'agit d'une variation sur le célèbre roman de l'écrivain russe Crime et châtiment. Sauf que chez Woody Allen Dieu n'existe pas et que le châtiment ou l'impunité du criminel n'est que le fruit de la chance ou du hasard. C'est en ce sens qu'il faut comprendre la célèbre métaphore du filet et de la balle de tennis qui ouvre et dénoue le film.

Cette métaphore a également un second sens, celui du franchissement de la barrière des classes sociales. Le personnage principal, Chris est un modeste prof de tennis plein d'ambition à qui l'opportunité d'entrer dans une famille bourgeoise via une union matrimoniale se présente. Mais parallèlement il fait la connaissance de Nola, une déclassée comme lui pour laquelle il éprouve une passion torride. Chris se retrouve en plein dilemme. D'un côté une vie sociale clinquante dans laquelle il fait figure d'ectoplasme mais qui lui assure un train de vie confortable et une situation assurée. De l'autre une vraie relation amoureuse sensuelle et intime mais qui ne lui offre aucune perspective. Toute la mise en scène joue avec brio des effets de distance et des effets de proximité pour souligner ce contraste.

La fin amorale du film ne doit pas faire illusion. Chris est puni non par la justice des hommes mais par la mise en scène qui l'enferme dans la prison d'une culpabilité qui le condamne à errer dans les limbes pour l'éternité, poursuivi par les fantômes de ses victimes (une référence à la fois à Ingmar Bergman et à Shakespeare).  

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Zelig

Publié le par Rosalie210

Woody Allen (1983)

Zelig

Zelig fait partie des pépites méconnues de Woody Allen avec une proposition originale sur la forme (le "documenteur") au service d'une histoire plus fine qu'elle n'en a l'air servie par des acteurs inspirés. Mia Farrow, l'actrice la plus sensible que Woody Allen ait employée trouve avec Eudora Fletcher l'un de ses plus beaux rôles avec celui de Cecilia (La rose pourpre du Caire), Hannah (et ses soeurs), Hope (Une autre femme) et Alice dans le film éponyme.

Zelig raconte l'histoire d'un homme qui dans les années 20 défraie la chronique parce qu'il est capable de se fondre dans son environnement au point qu'on le surnomme "l'homme-caméléon." Avec des gros il grossit, des noirs il noircit etc. La psychanalyste Eudora Fletcher le traite sous hypnose et découvre qu'il souffre d'une insécurité affective très forte. Pas difficile de comprendre pourquoi un garçon juif a une telle soif de conformisme. L'ironie de l'histoire étant qu'en voulant se fondre dans la masse, il devient un phénomène de foire célébré un jour, lynché le lendemain. On croirait presque entendre Eléphant man dire "je ne suis pas un animal, je suis un être humain."

Bien avant l'apparition du numérique, Woody Allen réussissait le tour de force d'insérer ses personnages de fiction dans des archives d'actualités avec des techniques quasi indécelables. Il en profite pour pasticher les émissions TV consacrées à la vie de personnalités (avec archives et experts) comme il l'avait fait pour son premier film (Prend l'oseille et tire-toi) et comme il le fera plus tard avec Accords et Désaccords, un autre faux biopic donnant l'illusion du vrai.

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Une autre femme (Another woman)

Publié le par Rosalie210

Woody Allen (1988)

Une autre femme (Another woman)

Woody Allen a souvent pratiqué l'exercice de style en forme d'hommage à ses maîtres sans parvenir à insuffler une personnalité, une âme à ses films. Avec Une autre femme il réussit là où il avait échoué avec Intérieurs et September: s'approprier le style et les thèmes d'Ingmar Bergman pour accoucher d'une oeuvre totalement personnelle et incarnée.

Bergmanien, Une autre femme l'est assurément puisque le film reprend la trame des Fraises sauvages. Au soir de sa vie (enfin presque, Marion n'a "que" cinquante ans) un/une professeur fait le point sur sa réussite professionnelle et ses échecs personnels. Marion apparaît comme une bourgeoise bon teint tirée à 4 épingles, hautaine et intimidante, à la vie sociale et intellectuelle bien remplie. Mais sa vie affective est un désert. Elle a renoncé à un amour passionnel pour un homme froid qui la délaisse, elle n'a pas voulu d'enfants et elle a mis à distance tout son entourage par son comportement égocentrique (son premier mari s'est suicidé, la fille de son second mari craint son jugement, son petit frère sacrifié l'admire mais la hait, sa meilleure amie s'est volontairement éloignée car elle séduisait l'homme sur lequel elle avait des vues...).
Elle n'a pas conscience de ce vide intérieur jusqu'au jour où ayant loué un appartement pour écrire elle entend une jeune femme enceinte et dépressive (la bien nommée Hope) se livrer en psychanalyse. C'est un électrochoc qui la confronte à la vérité.

Alors qu'on pourrait penser qu'il s'agit d'un film austère et déprimant, Hope (surnommée ainsi en référence au tableau de Klimt représentant une femme enceinte que l'on voit dans le film) tout comme le poème de Rilke "Tu dois changer ta vie" sont autant de signes antilétaux qui annoncent la possible renaissance de Marion en "autre femme". Une femme enfin capable de se confronter aux émotions au lieu de les fuir.

Dans le rôle de Marion, Gena Rowlands est exceptionnelle. Woody Allen a réussi l'exploit de lui écrire un rôle à la hauteur de ceux qu'elle a joué pour Cassavetes. Et ce n'est pas rien!

Une autre femme contient en germe au moins deux scénarios que Wody Allen a réalisé par la suite. Celui de Maris et femmes (un couple qui annonce sa séparation avant de se réconcilier provoque le divorce d'un autre couple chez qui en apparence tout allait bien) et celui de l'Homme irrationnel (un professeur de philosophie séduit son étudiante la plus brillante).

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Café society

Publié le par Rosalie210

Woody Allen (2016)

Café society

Une belle lumière (grâce au directeur de la photographie d'Apocalypse now), une mise en scène élégante, des acteurs de premier plan plutôt convaincants (cela n'a pas toujours été le cas, dans le calamiteux Melinda et Melinda par exemple), des décors et des costumes raffinés permettent de compenser les faiblesses. Un scénario guère original (les altermoiements d'un triangle amoureux), un arrière-plan vite expédié (passé les 20 premières minutes on oublie qu'on est à Hollywood. New-York reste également assez abstraite. Quant à l'agent surbooké campé par Steve Carell, il ne reçoit plus un seul coup de fil et devient subitement sentimental et disponible!) sans parler des blagues vues et revues (notamment sur la religion juive.) De même on peut regretter que le personnage féminin soit si conventionnel alors qu'il est joué par une actrice qui ne l'est pas (Kristen Stewart). Heureusement il y a de la mélancolie, des regrets qui donnent lieu à de beaux passages mais rien n'est creusé, c'est dommage. Ce café society trop léger fait un peu exercice de style vain comme beaucoup d'autres films de ce réalisateur.

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Peau d'Ane

Publié le par Rosalie210

Jacques Demy (1970)

Peau d'Ane

Peau d'âne, mi-princesse mi-souillon, mi-humaine mi-animal tout comme sa marraine "un peu poule un peu fleur" est à l'image de la personnalité et de l'oeuvre de Jacques Demy: hybride.

D'une part Peau-d'âne est étroitement lié à son enfance durant laquelle il assistait à des spectacles de marionnettes où le conte l'avait enchanté. Plus tard il découvrit la magie du cinéma et Blanche-Neige dont il a repris l'image du cercueil de verre pour les funérailles de la mère de Peau d'âne. D'autre part le thème de l'inceste, central dans Peau d'âne, est récurrent dans son oeuvre jusqu'à être consommé dans son dernier film 3 places pour le 26.

Sur le plan des références aussi Peau d'âne est hybride. Tradition et poésie d'un côté avec le Moyen-Age (la barbe fleurie), la Renaissance (coiffures), les contes de Perrault du XVII°, le XVIIl° (robes de princesse) mais aussi Cocteau et la Belle et la Bête à qui Demy rend hommage en lui empruntant Jean Marais dans le rôle du roi et en reprenant certaines de ses idées de mise en scène ou de trucages. Modernité voire avant-gardisme de l'autre avec des allusions (la fumette) et des éléments visuels empruntés au pop art et au psychédélisme. Jacques Demy a réalisé Peau d'âne peu après son retour de Los Angeles où il a notamment fréquenté la Factory d'Andy Warhol et s'est fait un ami en la personne de Jim Morrison le leader des Doors qui est venu assister au tournage de l'une des dernières séquences du film tournée à Chambord.

Le résultat de tous ces mélanges est d'une splendeur visuelle et poétique rarement égalée dans le cinéma français sans parler des chansons de Michel Legrand toutes passées à la postérité. Pas étonnant que les époques se télescopent si harmonieusement dans le film avec une marraine au look de Jean Harlow rapportant des poésies mais aussi un hélicoptère du futur!

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Parking

Publié le par Rosalie210

Jacques Demy (1985)

Parking

Comme le disent les Inrockuptibles "Pour aimer Parking, il faut passer par-dessus beaucoup de choses" à commencer par une esthétique visuelle et musicale eighties qui n'est pas du meilleur goût (sauf celle des Enfers très réussie avec un contraste noir/blanc/rouge et reflets bleus-verts) sans parler de la voix catastrophique de Francis Huster censé représenter une rock-star qui déplace les foules et déchaîne l'hystérie (quoiqu'au second degré, ça peut être très drôle de l'écouter, il existe un montage assez hilarant sur Youtube d'ailleurs).

Blague à part le film vaut quand même la peine d'être vu car il constitue en quelque sorte la descente aux enfers de Demy. En proie à des difficultés aussi bien professionnelles que personnelles depuis plusieurs années, Demy touche en effet le fond avec ce film laid, glauque et torturé qui reprend une trame orphique qui lui est chère: outre Orphée et Eurydice, on retrouve Caron, le Styx et l'Enfer déjà aperçus dans son deuxième film La baie des anges. Le tout transposé dans les années quatre-vingt où plane l'ombre de la drogue et du sida (dont on sait aujourd'hui que c'est la maladie dont est mort Demy en 1990).

Néanmoins comme tous les Demy, Parking est hybride. D'un côté donc le contexte très lourd des années quatre-vingt dans lequel il s'enfonce irrémédiablement, de l'autre, l'héritage du mythe et de Cocteau. Si Peau d'Ane était la fille (certes bigarrée de Flower Power, de Pop Art...) de La Belle et la Bête, Parking est le fils (certes un peu raté...) d'Orphée et du Testament d'Orphée. Avec dans les deux cas la présence de Jean Marais qui joue dans Parking le rôle d'Hadès le dieu des Enfers, marié à sa nièce "Claude" Perséphone. A l'inceste s'ajoute donc l'androgynie des couples Hadès/Perséphone et Orphée/Eurydice: hommes efféminés et femmes masculinisées. C'est bien évidemment pour cette raison qu'il avait pensé dans un premier temps au couple Bernard Giraudeau/Annie Duperey.

"Chez Demy ce n'est pas la mort qui sépare Orphée et Eurydice mais plutôt la différence des sexes." Orphée et Eurydice sont en effet bisexuels mais cette bisexualité à résonance autobiographique est empreinte d'une lourde culpabilité: juste au moment où il embrasse enfin Calaïs (son ingénieur du son), Eurydice s'injecte une dose mortelle d'héroïne (reçue des mains de Bacchantes lesbiennes bien résolues à récupérer leur brebis égarée!)

L'ambivalence sexuelle d'Orphée-Demy trouve son aboutissement dans la chanson "Entre vous deux mon cœur balance" que Francis Huster interprète dans Parking. La chanson fait d'ailleurs allusion au signe astrologique de Demy comme dans la chanson des jumelles de Rochefort ("toi la vierge de mon cœur, toi mon gémeau venu d'ailleurs, vous êtes mes deux enfants de l'amour, vous êtes ma nuit et mon jour, pourquoi choisir?)
Bien évidemment c'est à Jim Morrison que Jacques Demy pensait en écrivant le rôle puis à John Lennon, puis à David Bowie. Mais le rêve s'est fracassé contre le mur de la réalité dans ce film définitivement désenchanté.

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La baie des anges

Publié le par Rosalie210

Jacques Demy (1963)

La baie des anges

L'intrigue du deuxième film de Jacques Demy, La Baie des Anges est une métaphore d'un parcours transgressif du dedans vers le dehors: un modeste employé de banque d'allure janséniste sans perspective d'avenir, Jean Fournier est initié aux jeux d'argent par un de ses collègues, Caron (!) et y prend goût malgré l'opposition de son père qui le chasse de la maison.

Une fois le Styx traversé, Jean se retrouve enchaîné à une femme fatale, joueuse invétérée, Jackie Demaistre (jouée par une flamboyante Jeanne Moreau en guêpière, un fantasme fétichiste que Demy avait déjà concrétisé dans son premier film Lola). Sa vie n'est plus rythmée que par les montagnes russes de la roulette qui s'apparente vite à une descente aux enfers.

Et pourtant et là réside toute l'ambiguïté du film et de la passion qui l'anime, Jackie ne dit-elle pas que la joie qu'elle éprouve au jeu n'est comparable à aucune autre joie? Et Jackie Demaistre n'est-elle pas le quasi anagramme de Jacques Demy?
La baie des Anges nous place au carrefour d'une contradiction fondamentale: le monde des vivants apparaît vide, plat et sans âme alors que le monde des morts porte en lui les grandes émotions et le génie créatif. Pour goûter à cette forme de jouissance, les personnages sont prêts à en accepter le corollaire inévitable, la déchéance, l'avilissement.

Le jeu est bien évidemment une métaphore du cinéma: "La baie des Anges met en scène la violence qu'il y a à être accroché au royaume des ombres, des spectres et des morts quand la famille, la vie, le travail, la société, la normalité, la raison nous convoque de l'autre côté, vers l'horizon lumineux des vivants. La baie des Anges est un grand film de vampires, cette forme de transfusion artificielle de la vie et du sang dont ont aussi besoin les artistes. (Hélène Frappat).

Néanmoins parfois, Jacques Demy au prix de l'un des ces ultimes revirements dont il a le secret trace une ligne de fuite par où ses personnages peuvent s'échapper in-extremis et éviter la chute. " C'est à la charge des dénouements de dessiner soudain une ligne droite, un tracé qui brise la logique ressassante du cercle et semble conduire vers un ailleurs. Exemplairement, c'est le dernier plan de La baie des Anges (1962). Jackie rejoint Jean hors du casino, et ils se dirigent vers la mer et le ciel-l'horizon enfin. La caméra reste campée là où s'est déroulée l'action et les personnages s'éloignent, sortent du film par le fond, point de fuite par lequel on peut quitter les rondes, les manèges, les faux-semblants, la représentation, le cristal." (J.M Lalanne)

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